Expulsion au Mas Roman : une mère et ses fils frappent huissiers et policiers
Expulsion au Mas Roman : mère et fils frappent huissiers et policiers

Des huissiers de justice et des policiers ont été frappés au Mas Roman, à Nîmes, alors qu'ils procédaient à l'expulsion d'une locataire. La sexagénaire, qui ne payait plus son loyer depuis des mois et cumulait une dette de plus de 5 000 euros, avait été expulsée par son bailleur. Mais elle n'a pas accepté cette décision et est revenue s'installer dans la maison, après avoir changé les serrures.

Une expulsion qui tourne mal

Ce 16 juin, deux huissiers de justice, accompagnés de policiers et d'un serrurier, se sont donc présentés sur place. La sexagénaire, particulièrement virulente, s'est insurgée, a saisi une échelle en bambou et a frappé les policiers et les huissiers. Elle a également eu le temps d'appeler ses deux fils, qui sont arrivés à la rescousse. Les huissiers, qui étaient montés au premier étage, ont été frappés. Une policière et l'un de ses collègues ont été blessés. L'un des fils a menacé de mort et frappé l'un des huissiers à coups de poing, tentant même de l'étrangler.

« J'ai juste voulu protéger ma télévision »

La mère de famille et ses deux fils ont comparu ce mercredi 17 juin devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Dans la salle, de nombreux huissiers étaient présents pour soutenir leurs collègues. « Tout ça c'est faux, s'est emportée la sexagénaire. Ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est eux qui sont venus directement sur nous. J'ai été agressée par la police. Et ils m'ont cassé ma télévision. Toute ma vie était là. Et j'ai appris qu'ils ne sont pas obligés de me reloger. »

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« Tout part d'elle, a affirmé Me Laurence Bourgeon, l'avocate des plaignants. L'un des huissiers a été victime d'un étranglement et a été sauvé par le serrurier. Deux des policiers ont été blessés. »

Des soutiens dans la salle

De nombreux huissiers de justice étaient présents dans la salle pour soutenir leurs collègues. « C'est une famille qui n'avait jamais fait parler d'elle », a plaidé Me Crystèle Georges, qui défend la mère de famille et l'un des deux fils. Le cadet « n'est poursuivi que pour une rébellion », a rappelé Me Manon Casteran. Le fils aîné et la septuagénaire ont été placés en détention provisoire, tandis que le cadet, sous contrôle judiciaire, est reparti libre.

« J'ai juste voulu protéger ma télé », a protesté la mère de famille. La mère et ses deux fils seront jugés le 5 août.

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