L'ex-patron de la lutte antistupéfiants de Bobigny addict aux drogues de synthèse
Ex-patron antistupéfiants Bobigny addict aux drogues de synthèse

Un magistrat exemplaire rattrapé par une double vie

Ce mardi matin, un vice-procureur de Bobigny, ancien chef de la division des affaires criminelles et de la délinquance organisée (Dacrido), a comparu devant le conseil supérieur de la magistrature pour une audience disciplinaire. L’homme, considéré comme un magistrat exemplaire, était en réalité dépendant aux drogues de synthèse, qu’il consommait dans le cadre de soirées chemsex le week-end.

Le magistrat, qui dirigeait le service spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée et les stupéfiants à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, a reconnu sa consommation à titre privé. Selon des sources proches du dossier, il souffrait du syndrome de l’imposteur et se livrait à ces pratiques pour échapper à la pression. Son déplacement d’office a été demandé par la hiérarchie.

Une audience disciplinaire sous le signe de la transparence

L’audience, initialement prévue à huis clos, a finalement été ouverte au public dans un souci de transparence de la justice. Le magistrat, toujours en poste à Bobigny mais désormais affecté à la division des affaires civiles, a comparu devant ses pairs. Ses collègues, qui le soutenaient presque aveuglément, ont exprimé leur surprise face à cette double vie.

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Cette affaire soulève des questions sur la pression exercée sur les magistrats dans les départements les plus criminogènes de France, comme la Seine-Saint-Denis. Le conseil supérieur de la magistrature doit désormais statuer sur les sanctions à appliquer.

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