Des symptômes inquiétants après un cocktail de bienvenue
L'enquête se poursuit après la plainte déposée en avril dernier par une cliente de la discothèque L'Entrepôt, située à Lattes près de Montpellier. La jeune femme affirme avoir été droguée après avoir consommé une boisson servie par un barman de l'établissement. Dans une publication sur les réseaux sociaux, elle a décrit avoir subi un black-out, des vertiges et une perte de motricité de la mâchoire après avoir bu le cocktail de bienvenue offert à son arrivée le soir du 19 avril.
Une plainte en diffamation déposée
Deux mois après ces accusations, la police nationale, chargée de l'enquête, indique que la procédure suit son cours. Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance de l'établissement et attendent les résultats des examens médicaux effectués par la plaignante au CHU le lendemain de la soirée. Par ailleurs, une plainte en diffamation a été déposée suite aux déclarations de la jeune femme, qui mettent en cause la discothèque.
Via des communiqués sur Facebook, L'Entrepôt a fermement contesté le récit de la cliente, tout en précisant que, par mesure de précaution, le salarié concerné a été temporairement écarté de ses fonctions dans l'attente des résultats de l'enquête.
L'avocate de la plaignante s'exprime
Me Michèle Tisseyre, avocate de la jeune femme, confirme que la plainte, déposée à la gendarmerie de Calvisson, a été transmise à la section locale de la police judiciaire du commissariat central de Montpellier, sous le contrôle du procureur. Il s'agit d'une plainte circonstanciée pour absorption de substance dangereuse. Des prélèvements sanguins et urinaires ont été effectués rapidement, car la cliente a eu très peur et n'avait jamais ressenti de tels symptômes.
L'avocate précise qu'une amie de sa cliente, ayant bu le même cocktail et présenté des symptômes identiques, a également déposé plainte à la gendarmerie de Castries. De plus, suite à un appel à témoins sur les réseaux sociaux, d'autres femmes ayant fréquenté la discothèque ont rapporté avoir vécu des phénomènes physiques anormaux pendant ou après leur venue dans l'établissement.
L'hypothèse d'un breuvage frelaté
Me Tisseyre ne prétend pas qu'on a voulu empoisonner sa cliente, mais envisage l'hypothèse d'un breuvage frelaté pour diverses raisons. Elle explique : "Quand ma cliente et son amie se présentent au bar pour profiter de cette boisson gratuite, elles sont intriguées par leur verre rempli d'un liquide très joli, tiré d'une bouteille déjà ouverte, non identifiable. Elles ne savent pas ce qu'elles ont bu. Y avait-il des produits périmés ? En tout cas, cette boisson n'était pas de nature à les laisser indemnes."
La jeune femme a mis 24 heures à se remettre de ce qu'elle a absorbé et a été très choquée. Son avocate conclut : "Nous attendons sereinement la suite."



