Le lundi 3 août 2026, un drame familial a secoué le quartier de la Madeleine à Nice. Un aide-soignant de 59 ans, placé en garde à vue pour assassinat, a reconnu avoir tué son fils de 17 ans dans leur appartement. Selon le procureur de la République de Nice, Sabine Neale, l'homme a évoqué un « geste désespéré » après le départ de sa femme. Il a lui-même alerté la police, déclenchant une intervention du RAID.
Le déroulement des faits
À 14h53, la police reçoit un appel d'un homme affirmant avoir tué son fils et vouloir mettre fin à ses jours. Peu après, il envoie des photos macabres à son épouse et à ses beaux-parents, montrant son corps et celui de l'adolescent dans des housses blanches. Sa mère donne l'alerte. À l'arrivée des secours, le contact est rompu. Le RAID enfonce la porte du cinquième étage du 3 rue des Étoiles, où ils découvrent le corps sans vie de l'adolescent et son père blessé, qui avait tenté de se trancher la gorge.
Le père présentait une plaie de 5 centimètres au niveau cervical. Il a été transporté à l'hôpital. Une lettre a été retrouvée dans la salle de bains, où il expliquait avoir tué son fils et vouloir « partir avec lui », imputant la responsabilité à son épouse qui avait décidé de le quitter.
Les constatations médico-légales
Les premières constatations indiquent que le jeune homme est décédé par strangulation. L'autopsie a été ordonnée. En garde à vue, le suspect a reconnu avoir étouffé son fils avec un oreiller, puis l'avoir étranglé avec le câble du fer à repasser. Il a également expliqué avoir utilisé des sacs mortuaires qu'il aurait récupérés sur son lieu de travail pour « protéger son frigo », une affirmation que les enquêteurs devront vérifier.
Le contexte familial
Le parquet confirme que le drame s'inscrit dans un contexte de séparation conjugale initiée par l'épouse, qui n'était pas acceptée par le mis en cause. Selon nos informations, son épouse, en dépression, était venue chercher ses affaires le week-end précédent. Elle avait déposé une plainte le 1er août pour violences conjugales et harcèlement. Le suspect, sans antécédent judiciaire, était décrit comme irascible par ses voisins et collègues. Il sera déféré ce jeudi matin au parquet de Nice en vue d'une information judiciaire pour assassinat, avec réquisitions de placement en détention provisoire.
Ce drame a bouleversé le quartier et le milieu hospitalier. Une association d'aide aux victimes prend en charge la famille de la victime.



