Depuis plusieurs jours, la plateforme TikTok est envahie par des vidéos dans lesquelles de jeunes garçons interrogent leur mère : « Quand tu étais enceinte de moi, prenais-tu du Doliprane ? » Cette tendance trouve son origine dans les déclarations de Maeva Ghennam, influenceuse et ancienne candidate de télé-réalité, qui assure éviter le paracétamol durant sa grossesse. « C'est ma gynécologue qui me l'a dit : les Doliprane, si vous attendez un garçon, des études auraient montré que cela féminise », affirme-t-elle.
Une affirmation sans fondement scientifique
Les experts sont catégoriques : cette information est totalement infondée. « Il n'existe aucune raison, y compris au niveau moléculaire, pour que le paracétamol agisse comme un perturbateur endocrinien et soit responsable d'une féminisation des fœtus », explique un spécialiste. Certes, certaines études menées sur des animaux ont observé une corrélation avec des problèmes de descente des testicules, mais « cela n'a jamais été démontré chez l'être humain ». Cette rumeur n'est d'ailleurs pas nouvelle : l'influenceuse Poupette Kenza l'avait déjà diffusée sur ses réseaux sociaux par le passé.
Les risques pour les femmes enceintes
Les professionnels de santé s'inquiètent des conséquences potentielles de ces messages. En refusant le paracétamol, les femmes enceintes s'exposent à des douleurs inutiles, ce qui peut entraîner un accouchement prématuré. Plus grave encore, elles pourraient se tourner vers d'autres médicaments réellement dangereux pour le développement du fœtus.
Cet article a été généré automatiquement avec l'aide de la start-up française Memory, sur la base de la vidéo produite par notre rédaction. L'ensemble a été relu et corrigé.



