Dans la nuit du 11 au 12 août, une altercation entre un Montpelliérain et une amie hébergée chez lui a dégénéré en coups de couteau, rue Francisco-Goya, dans le quartier Saint-Martin. La victime, une trentenaire, a été blessée au visage et à la main. Le quinquagénaire, alcoolisé, a été interpellé et sera jugé le 16 mars 2027.
Les faits : une agression à l'arme blanche signalée vers 3 h 15
Il était environ 3 h 15 lorsque les policiers de la Bac ont été avisés qu'une trentenaire venait d'être agressée à l'arme blanche. En se rendant sur place, ils ont découvert que la victime présentait une estafilade au visage ainsi qu'une plaie plus profonde au niveau de la main. Elle a été prise en charge par les sapeurs-pompiers de l'Hérault et transportée aux urgences du centre hospitalier Lapeyronie.
Avant son transport, la victime a désigné son hôte comme étant l'auteur des faits. Selon nos informations, elle ne s'est toutefois pas présentée à la police pour livrer sa version des faits, malgré les sollicitations des enquêteurs.
La version du suspect : un refus d'acheter de la cocaïne
Le quinquagénaire a été interpellé sur-le-champ et placé en garde à vue. Il a donné sa version des faits : son invitée, toxicomane, voulait qu'il l'accompagne pour acheter de la cocaïne. Il a refusé au motif qu'il était alcoolisé (1,2 g d'alcool dans le sang) et qu'il ne voulait pas prendre le volant. Selon ses dires, elle aurait alors saisi les clés de sa voiture, mais il s'y serait opposé. Une altercation aurait éclaté et elle l'aurait aspergé avec une bombe lacrymogène. Lui, tenant un couteau pour lui faire peur, aurait alors chuté et l'aurait involontairement blessée.
Cette version n'a, semble-t-il, pas convaincu le parquet. Le quinquagénaire a été remis en liberté, mais il lui a été notifié une convocation devant la justice pour le 16 mars 2027 (COPJ).
Conséquences judiciaires et absence de la victime
Le suspect sera donc jugé le 16 mars 2027. La victime, quant à elle, n'a pas répondu aux sollicitations de la police afin de livrer sa version des faits. Cette absence pourrait compliquer l'enquête, mais la procédure suit son cours.



