La mère d'Audrey Cavalié, Française tuée fin mars au Portugal, réclame le transfert en France de l'enquête visant son ex-conjoint Cédric Prizzon. Son avocat, Fabien Arakélian, demande l'émission d'un mandat d'arrêt européen contre l'ex-policier de 42 ans, soupçonné du double meurtre par asphyxie de son ex-compagne et de sa conjointe actuelle.
Des faits commis au Portugal, mais des victimes françaises
Me Arakélian a souligné que les faits ont été commis au Portugal, mais que les victimes et l'auteur présumé sont de nationalité française. Il estime qu'en droit, rien n'interdit que ce dossier soit géré par la justice française, invoquant le "bon sens juridique".
Les corps retrouvés dans un lieu isolé
Cédric Prizzon, ancien policier, est en détention provisoire au Portugal. Il est accusé d'avoir tué Audrey Cavalié, 40 ans, mère de leur fils de 12 ans, et Angela Legobien, 26 ans, mère de leur fille de 18 mois. Selon l'autopsie, les deux femmes ont été asphyxiées. Leurs corps ont été retrouvés enterrés dans un lieu isolé du district de Bragança, dans le nord-est du Portugal, à une centaine de kilomètres du lieu de l'arrestation de Prizzon.
Rapatriement des corps et des enfants
L'ex-policier a été interpellé lors d'un contrôle routier en compagnie de ses enfants, qui ont depuis été rapatriés en France. Le corps d'Audrey Cavalié a également été rapatrié jeudi dernier, selon Me Arakélian. Une information judiciaire a été ouverte en France, au parquet du tribunal de Montpellier, qui n'a pas donné suite aux demandes concernant un mandat d'arrêt européen.
L'UNFF dénonce des défaillances institutionnelles
Dans un communiqué conjoint, l'Union nationale des familles de féminicides (UNFF) estime que l'affaire Prizzon est "un cas emblématique des défaillances institutionnelles face aux violences masculines, et plus particulièrement aux dynamiques issues de la mouvance masculiniste". L'association souligne que Prizzon était "multirécidiviste en matière de violences, de harcèlement et de non-représentation d'enfant" et cumulait les signaux d'alerte depuis plusieurs années. Elle demande à la France d'être "irréprochable dans la suite judiciaire de ce dossier" et interpelle le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur les mesures à prendre pour garantir l'extradition rapide de Cédric Prizzon.



