Disparition inquiétante d'une infirmière dans le Doubs : une information judiciaire ouverte
Disparition d'une infirmière dans le Doubs : enquête pour enlèvement

Ce mardi, cela fait 17 jours que personne n’a de nouvelle d’Aude Fagot, une infirmière de 44 ans habitant à Jougne, dans le Doubs. L’appel à témoins, diffusé par la gendarmerie le 6 juin dernier, n’ayant rien donné, le parquet de Besançon a ouvert une information judiciaire pour enlèvement et séquestration selon l’Est Républicain.

Aude Fagot, une infirmière de 44 ans habitant dans le Doubs, a disparu le 31 mai dans des conditions inquiétantes. Les derniers signes de vie d’Aude Fagot, c’est son compagnon qui les a reçus, sous la forme d’un message écrit, envoyé sur son téléphone portable le samedi 30 mai. Un message auquel, selon nos confrères, le destinataire n’a répondu que le lendemain. Si les réponses apparaissaient comme lues, elles sont toutefois restées lettre morte. Inquiet, le compagnon de l’infirmière, qui habite de l’autre côté de la frontière, à Lausanne, a alors averti la gendarmerie lundi 1er juin.

Un appel à témoins suivi d’une battue

L’enquête des gendarmes de la brigade des Hôpitaux-Neufs a permis de retrouver le véhicule de la quadragénaire, abandonné aux abords d’une zone boisée de sa commune de résidence, à Jougne, tout près de la frontière Suisse. Faute d’autres éléments et en accord avec le parquet de Besançon, les gendarmes ont diffusé un appel à témoins pour disparition inquiétante cinq jours plus tard, le samedi 6 juin.

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Le lundi suivant, une battue a été organisée par les gendarmes au départ du refuge de la Joux, un endroit reculé au milieu de la forêt mais accessible en voiture. Malgré la participation de 300 volontaires pour ratisser la zone, aucune trace d’Aude Fagot et aucun indice n’ont été retrouvés.

Information judiciaire pour enlèvement et séquestration

Depuis la quadragénaire n’a toujours pas réapparu et ni les enquêteurs, ni ses proches n’ont reçu un signe de vie de sa part. Alors, vendredi, le parquet de Besançon a annoncé à l’Est Républicain qu’une information judiciaire avait été ouverte pour enlèvement et séquestration. Le procureur a toutefois précisé que cela ne signifiait pas forcément l’implication d’un tiers dans la disparition de l’infirmière mais que ce cadre juridique offrait davantage de possibilités d’investigations.

Aucun élément connu ne laisse cependant penser à une disparition volontaire. Aucune lettre ni aucun message dans ce sens n’ont été retrouvés. Dans la presse, le compagnon d’Aude Fagot a affirmé que leur relation était repartie sur de bonnes bases il y a quelques semaines après une séparation de près d’un an. Il a aussi expliqué qu’elle avait souffert pour des raisons familiales mais qu’elle allait beaucoup mieux. La quadragénaire avait arrêté son activité d’infirmière au CMS vaudois, à Lausanne, mais elle devait reprendre le travail en juin selon son compagnon.

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