Dieudonné jugé ce jeudi pour apologie du terrorisme
Dieudonné jugé ce jeudi pour apologie du terrorisme

Ce jeudi 17 septembre, Dieudonné M’Bala M’Bala saura s’il écope d’un an de prison ferme. Le polémiste, jugé en juin, est poursuivi pour « apologie du terrorisme » et « injure publique » envers le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le verdict tombera trois mois jour pour jour après les réquisitions du parquet de Paris.

Des publications sur X entre 2024 et 2025

Les faits reprochés portent sur des publications sur son compte X, entre 2024 et 2025. Le 7 octobre 2024, Dieudonné avait publié une vidéo de deux minutes. Cette date coïncide avec l’attaque du Hamas en Israël, un an plus tôt. Dans cette séquence, le polémiste dénonçait « les chaînes de propagande en continu » qui en feraient « le jour de toutes les horreurs ». Il qualifiait au contraire cette date de « merveilleuse, extraordinaire, féerique », avant de révéler qu’elle correspondait à l’anniversaire de sa fille.

À la barre, son avocat avait plaidé « l’humour noir ». Dieudonné s’était présenté comme « un humoriste. Je ne suis ni un homme politique, ni un intellectuel, ni un sociologue. »

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Des comptes à régler avec Laurent Nuñez

Il avait aussi adressé une vidéo à Laurent Nuñez, préfet de police de Paris au moment des faits. Il avait appelé ce « fils de ta mère la pure, la sainte » à « porter (ses) couilles » afin de « parler tous les deux ». Plus tôt, Dieudonné s’était vu interdire une énième représentation.

Sa ligne de défense ? « Mon univers c’est la dérision, la saille drolatique, et parfois le mauvais goût. Mais je ne pouvais pas faire autrement que l’interpeller. » Il avait ajouté : « Je suis devenu malgré moi le révélateur chimique de la liberté d’expression, je ne l’ai pas demandé. » Depuis mai, il était en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine aménagée sous bracelet électronique.

Des réquisitions lourdes

La procureure a requis un an de prison ferme, 20 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, invoquant une « logique de réitération ». La défense, menée par Me Karim Laouafi, a demandé la relaxe : « Si ce n’était pas Dieudonné, personne n’aurait été poursuivi pour ça. »

Le verdict de ce jeudi déterminera si le polémiste retourne en prison. Cette décision intervient après plusieurs condamnations, dont une en Suisse pour des propos méprisants sur les victimes de la Shoah.

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