Deux ans ferme pour avoir roué de coups sa compagne sous stupéfiants
Deux ans ferme pour violences conjugales sous stupéfiants

Le tribunal judiciaire de Montpellier a condamné, le 8 juin, un homme de 42 ans à quatre ans de prison, dont deux ans ferme, pour avoir roué de coups sa compagne sous l'emprise de stupéfiants et d'alcool. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 5 au 6 avril dernier.

Un véritable lynchage

L'avocat de la victime, une jeune femme de 28 ans, a décrit les violences subies comme un « véritable lynchage ». Selon les déclarations de la plaignante, elle a reçu un coup de pied à la tête, entraînant une fracture déplacée de l'arcade zygomatique et une importante ecchymose au bas du dos. L'examen médico-légal a relevé 21 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Le prévenu, père de cinq enfants et chauffeur routier sans emploi, a reconnu avoir giflé sa compagne mais a nié les coups portés sur le reste du corps. Il a évoqué un « accès de colère » provoqué par la consommation de stupéfiants et d'alcool. Placé en détention provisoire depuis les faits, il a affirmé être « plus lucide » et s'être inscrit à un groupe de parole pour traiter ses problèmes de violence.

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Des antécédents de violences

Le président du tribunal, Gilles Maschio, a souligné la gravité des actes : « 21 jours d'ITT, c'est énorme. Vous réalisez qu'elle aurait pu mourir ? » La procureure Estelle Bois a relevé que le prévenu minimisait les faits, alors que la victime affirme avoir perdu connaissance à plusieurs reprises. Elle a requis cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis probatoire, notant que l'homme avait déjà été condamné pour violences par le passé.

En défense, Me Tamaris Fürstenheim a plaidé pour une remise en question sincère de son client : « Il commence à mettre en place lui-même des rendez-vous avec un psychologue, un médecin, le service pénitentiaire d'insertion et de probation. Monsieur est véritablement dans une remise en question. »

Une reconstruction difficile

La victime, présente à l'audience mais n'ayant pas souhaité témoigner à la barre, sortait d'une cure de désintoxication lorsqu'elle a rencontré son agresseur en septembre dernier. Son avocat a déclaré : « Elle l'avait identifié comme sa bouée de sauvetage. Il l'a entraînée au fin fond des abîmes. » Il a également évoqué un sentiment de séquestration. « Elle se reconstruit doucement », a-t-il ajouté.

La décision du tribunal

Après délibération, le tribunal a condamné l'auteur des violences à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire pendant deux ans. La peine est assortie d'une obligation de travailler et de suivre des soins psychologiques et en addictologie. Il lui est également interdit d'entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile.

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