Près de trois ans après la disparition de Delphine Aussaguel, une mère de famille de 35 ans, ses proches ont enfin obtenu une sépulture pour elle. Le corps n'a jamais été retrouvé, mais un jugement a permis l'inhumation d'un cercueil vide. Cette décision, annoncée le 20 juillet 2026, suscite à la fois soulagement et colère parmi les proches.
Une procédure longue et douloureuse
Delphine Aussaguel a disparu le 12 mars 2017 à son domicile de Montpellier. Son compagnon, alors mis en examen pour meurtre, a été libéré faute de preuves. Le corps n'ayant jamais été retrouvé, la famille a dû attendre une déclaration judiciaire de décès, obtenue en 2024, pour pouvoir organiser des obsèques. « Les enfants vont enfin avoir une sépulture pour leur mère », a confié l'avocat de la famille, Me Jean-Baptiste Mousset. « C'est un soulagement immense, mais la douleur reste intacte. »
Un cercueil vide pour symboliser la présence
La cérémonie funéraire aura lieu le 30 juillet 2026 au cimetière Saint-Lazare de Montpellier. Un cercueil vide sera inhumé, faute de corps. « C'est un non-sens, mais c'est la seule solution pour que les enfants puissent se recueillir », a déclaré la sœur de Delphine, Sophie Aussaguel. « Nous espérons que la justice continuera à chercher la vérité. »
Colère contre l'impunité présumée
Les proches expriment également leur colère face à l'absence de condamnation. Le compagnon de Delphine, aujourd'hui en liberté, n'a jamais été jugé. « Il y a un sentiment d'impunité insupportable », a dénoncé Me Mousset. « Nous ne lâcherons rien, nous continuerons à demander des comptes. » Selon une source judiciaire, l'enquête est toujours en cours, mais aucun élément nouveau n'a permis d'avancer.



