Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a vivement réagi aux émeutes qui ont suivi la manifestation du 17 octobre. Alors qu'il était en déplacement au Canada, l'élu a dénoncé le saccage de nombreux commerces dans le centre-ville, notamment le Monoprix de la place de la Comédie, pris pour cible ce samedi après-midi.
Une condamnation sans réserve
Dans une déclaration rapportée par Midi Libre, Michaël Delafosse a qualifié les actes de violence de « absolument inadmissibles ». Il a souligné qu'« aucune expression démocratique ne peut justifier la violence » et que ces actes « portent atteinte à l'expression des manifestants ». « La violence et la brutalisation n'ont pas leur place dans une démocratie », a-t-il ajouté.
L'édile a également demandé que les auteurs de ces dégradations soient identifiés et punis. « Ces individus doivent être condamnés sans réserve. Les auteurs doivent répondre de leurs actes », a-t-il insisté, appelant à une réponse judiciaire ferme.
Un soutien aux commerçants et à l'emploi
Au-delà de la condamnation, Michaël Delafosse a annoncé son intention de réunir prochainement le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) ainsi que les associations de commerçants. L'objectif : évoquer les actions de soutien à mettre en place pour aider les enseignes touchées. « Chacun doit mesurer que derrière, il y a des emplois », a-t-il souligné, mettant en avant les conséquences économiques de ces violences.
Les scènes de chaos de ce samedi après-midi, avec des pilleurs au visage masqué, rendent toutefois difficile l'identification des nombreux auteurs présents. Les enquêtes devront s'appuyer sur les images de vidéosurveillance et les témoignages pour faire la lumière sur ces événements.