Le drame dans un salon de la rue Pégurier
Une jeune femme de 25 ans a perdu la vie lundi 27 juillet 2026 en début d'après-midi dans un salon d'esthétique situé au 82 de la rue Auguste Pégurier à Nice. Les secours ont été alertés peu avant 15 heures après que la victime a fait un malaise lors d'une prestation esthétique. Malgré l'intervention rapide des pompiers, la jeune femme n'a pu être réanimée et est décédée sur place.
Fermeture du salon et scellés judiciaires
Le lendemain, mardi 28 juillet, le salon est resté fermé, ses grilles métalliques baissées et des scellés judiciaires apposés sur la devanture. Sur son site internet, l'établissement se présente comme un « cabinet d'esthétique », proposant des prestations de coiffure, de soins des ongles, d'extensions et de rehaussement de cils. Aucun lien n'est encore établi entre ces services et le décès.
Enquête du parquet de Nice
Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour « exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles », selon les déclarations du procureur Damien Martinelli à Nice-Matin. Il a confirmé le décès et précisé que l'enquête vise à faire la lumière sur les circonstances exactes. Les investigations ont été confiées au Service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice.
« Je vous confirme le décès d'une jeune femme âgée de 25 ans dans un salon d'esthétique dans des conditions que l'enquête ouverte des chefs d'exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles vise à préciser », a indiqué le procureur.
Deux femmes en garde à vue
Deux femmes, nées en 1990 et 1998, ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Le parquet n'a pas communiqué davantage sur les circonstances du décès ni sur la nature exacte des actes pratiqués avant le malaise fatal. Les chefs d'inculpation retenus suggèrent que des actes médicaux auraient pu être réalisés illégalement, ou qu'une substance aurait été administrée à la victime.
Des investigations en cours
Les policiers du SLPJ vont désormais procéder à des auditions des personnes présentes, des constatations techniques et des examens médico-légaux. Ces analyses permettront de déterminer les causes précises du décès, d'identifier d'éventuels produits utilisés et de vérifier les conditions de la prestation. Aucune hypothèse n'est privilégiée pour l'instant.
Si des témoignages évoquent la possibilité d'injections esthétiques, rien n'a été confirmé officiellement. L'enquête devra également établir les responsabilités pénales.
Selon le code de la santé publique, les actes d'injection à visée esthétique, comme l'acide hyaluronique ou la toxine botulique, sont réservés aux médecins. Le fait de les pratiquer sans qualification expose à des poursuites pour exercice illégal de la médecine, puni de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. En cas d'homicide involontaire, les peines peuvent être alourdies.
L'enseigne se présente comme un 'cabinet d'esthétique', un terme qui n'a pas de reconnaissance légale spécifique. L'affaire relance le débat sur la régulation des soins esthétiques en France, où les accidents liés à des injections illégales sont régulièrement signalés.



