Damien Barbereau rebondit
Damien Barbereau n’aura pas tardé à rebondir après l’élection d’Olivier Falorni à la mairie de La Rochelle et à la présidence de l’Agglo. L’ancien directeur de cabinet du divers gauche Jean-François Fountaine, dont le contrat s’est terminé le 23 avril, annonce sur les réseaux sociaux qu’il a retrouvé des fonctions analogues auprès du nouveau maire socialiste de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Certes, on ne voit pas la mer depuis l’hôtel de ville, mais quand on n’est plus en odeur de sainteté politique entre les deux tours, le parfum des pins est sans doute très agréable.
Renaissance… de ses cendres
L’art de renaître de ses cendres… On aurait pu croire qu’il ne restait rien, ou pas grand-chose, du parti macroniste Renaissance en Charente-Maritime au lendemain des municipales. À La Rochelle, des militants étaient présents sur la liste Falorni et sur la liste Guiraud, ce qui s’appelle ne pas mettre ses œufs dans le même panier. La commission nationale d’investiture, qui lorgnait sur Falorni, n’avait finalement investi aucun candidat. Résultat : pas de perdant le 22 mars au soir, ni de procédure d’exclusion à engager. Et tout le monde est invité à soutenir la candidature de Gabriel Attal à la présidentielle.
Vice-caché
Sabine Gervais, nouvelle députée de la 1ère circonscription de la Charente-Maritime, n’a pas subi la crise du logement qui frappe nombre de Rochelais. Pour sa permanence parlementaire, l’ancienne suppléante d’Olivier Falorni a trouvé rapidement ses nouveaux bureaux : elle s’est installée dans la permanence qu’occupait le nouveau maire il y a quelques semaines, près du marché. Un lieu noté seulement 3,1 étoiles sur 5 sur Google Maps par les visiteurs. Comme quoi, il faut toujours se méfier des bonnes affaires.
Deux salles, deux ambiances
Ce mercredi 6 mai, le maire de Rochefort Hervé Blanché a enchaîné les inaugurations, franchissant des fossés générationnels. Il a débuté par le traditionnel coupage de ruban tricolore d’une piste d’apprentissage du vélo, entouré de « petits choupinous de 3, 4 ans, trop mignons », avant l’inauguration de plaques commémoratives au cimetière. L’élu a humoristiquement souligné le grand écart d’ambiance et d’âge : « On passe d’une génération à une autre ».
Trahi par les petits
Le maire de Rochefort n’a pas peur de vexer ses concitoyens, même les plus jeunes. Mercredi, en inaugurant le plateau « Savoir Rouler » entouré d’enfants de 3 à 5 ans à vélo, il a fait remarquer que le site était peut-être trop chargé en panneaux de circulation annotés d’explications, « mais ce n’est pas grave, ces petits choupinous ne savent pas lire » (rires de l’assemblée). Avant qu’une petite voix ne s’élève : « Si, je sais lire ». Oups ! « C’est mignon », a ri le maire avec le public. On ne l’a pas fait aux mini-cyclistes rochefortais.
La technique a ses limites
Depuis quelques séances, les élus de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique s’essaient au vote électronique. Une grande trouvaille lancée lors de l’élection du président de la collectivité, où l’affaire a été entendue en trois coups de cuillère à pot. « Fantastique ! Un grand gain de temps ! » entendait-on, avec la promesse de réutiliser l’aide électronique à chaque vote. Mais lors du dernier conseil communautaire, on a vite déchanté. Outre quelques bugs inhérents à toute innovation, le vote électronique prend beaucoup plus de temps que le bon vieux vote à main levée. Certes, avec un moindre risque d’erreur dans le comptage des voix. On risque donc de ne revoir le petit boîtier blanc que dans les grandes occasions, à commencer par le prochain (re)vote sur le plan piscines.
Marre des chaussées
Pour le maire de Saintes, son adversaire aux municipales Laurent Daviet « a fait 16 % sur les trottoirs ». Ce membre dissident de la majorité municipale avait effectivement axé une partie de sa campagne sur l’état des chaussées. « On a entendu les Saintais et les Saintaises. Les gens sont globalement satisfaits de notre action. Il y a deux points d’achoppement : l’éclairage public et les trottoirs », retient Bruno Drapron, qui promet « une action déterminante dès cette année ». On reste dans la logique d’une campagne « de caniveau », mais au sens propre.



