Un sexagénaire domicilié en Côte-d'Or a été mis en examen et placé en détention provisoire le 10 juillet dernier. Il est soupçonné d'avoir commandé, depuis son domicile, des viols d'enfants diffusés en direct sur internet. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'homme est poursuivi pour traite des êtres humains aggravée, complicité de viol aggravé sur des mineurs de moins de 15 ans et acquisition d'images pédopornographiques. Il encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
Une découverte fortuite par un informaticien
L'enquête a débuté de manière totalement fortuite. Le 12 septembre 2025, le suspect aurait déposé son unité centrale dans un magasin multimédia de Beaune afin de faire réparer une panne informatique. En intervenant sur l'appareil, un technicien serait tombé sur des contenus pédopornographiques. Face à la gravité des images découvertes, il aurait immédiatement alerté les forces de l'ordre.
Les enquêteurs identifient alors le propriétaire de l'ordinateur. D'après Le Figaro, l'homme était déjà connu de la justice, ayant été condamné en 2008 pour un viol sur une personne vulnérable.
Des échanges réguliers avec une femme à Madagascar
Lors de la perquisition menée à son domicile, les policiers saisissent l'ensemble de son matériel informatique. L'exploitation des téléphones, ordinateurs et disques durs met en évidence de nombreux échanges avec une femme vivant à Madagascar. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, le sexagénaire la rémunérait afin qu'elle filme des violences sexuelles commises sur ses propres filles devant une caméra, diffusées en direct (live streaming). Les enquêteurs ont également retrouvé un grand nombre de fichiers pédopornographiques sur les appareils saisis.
Interpellé le 6 juillet, le suspect aurait d'abord nié les faits avant de reconnaître son implication, confronté aux preuves recueillies par les enquêteurs.
Un phénomène en forte progression
Comme le rappelle Le Figaro, ce mode opératoire, appelé live streaming pédocriminel, s'est développé au cours des années 2010 avant de connaître une nette progression pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19 en 2020. Le principe consiste, pour des commanditaires situés dans différents pays, à rémunérer à distance des personnes afin qu'elles diffusent en direct des violences sexuelles sur des enfants via des plateformes de visioconférence. Les sommes versées varient généralement entre 15 et 100 dollars.
Les victimes se trouvent souvent dans des pays confrontés à une grande précarité, notamment en Asie du Sud-Est, où certaines familles sont exploitées par des réseaux criminels.



