Un jeune homme de 25 ans, sans domicile fixe et ancien mineur non accompagné, a été jugé en comparution immédiate lundi 15 juin pour avoir brisé plusieurs vitres à coups de marteau dans une association d’aide aux jeunes en difficulté à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier. Ce geste de colère a nécessité l’intervention des gendarmes, le personnel s’étant barricadé en attendant les secours.
Un accès de violence lié à des documents perdus
Exclu de la structure depuis un an, le jeune homme s’y était rendu pour récupérer des effets personnels, notamment des documents administratifs, qu’il n’avait pas retrouvés. Cette absence a déclenché sa violente réaction. Il a été condamné à douze mois de prison avec sursis probatoire, avec obligation de suivre des soins et de travailler.
Un parcours marqué par l’intégration et le courage
Arrivé du Cameroun à l’âge de 16 ans, le prévenu a toujours fait preuve d’assiduité au travail et de volonté d’insertion, selon son avocat Me David Mendel. Ce dernier a souligné que son client avait suivi des formations et travaillé sans relâche pour obtenir sa régularisation. « Son parcours de vie est une publicité contre le vote extrême », a-t-il plaidé.
En 2019, le jeune homme s’était illustré en risquant sa vie pour défendre deux adolescentes harcelées sur le parvis de la gare Saint-Roch à Montpellier. Agressé à coups de couteau, il avait été grièvement blessé à la tête et à une artère du bras, son pronostic vital étant engagé. « Il n’a jamais été récompensé pour ce qu’il a fait », a regretté Me Mendel, qualifiant son client de « bon samaritain ».



