Une mère brise le silence après des violences en périscolaire
À Colombes (Hauts-de-Seine), une mère de famille exprime son indignation face à ce qu'elle considère comme une tentative de l'étouffer. Son fils aurait été victime d'un animateur vacataire dans le cadre du périscolaire. La police s'est rendue dans l'école de l'enfant mardi dernier.
Un signalement qui s'ajoute à une liste déjà longue
Depuis la rentrée scolaire, 58 signalements concernant le périscolaire ont été remontés aux services de l'État dans les Hauts-de-Seine. Ce chiffre illustre l'ampleur du problème dans le département. La mère témoigne : « J’ai l’impression qu’on a voulu me faire taire. »
Elle raconte avoir alerté les autorités à plusieurs reprises, mais sans obtenir de réponse satisfaisante. « On m'a dit que mon fils exagérait, que ce n'était pas si grave », confie-t-elle, désemparée.
Une intervention policière tardive
Ce n'est que mardi que les forces de l'ordre se sont déplacées dans l'école. Un délai que la mère juge trop long. « J'ai dû insister, multiplier les courriers, pour qu'enfin on prenne ma plainte au sérieux », déplore-t-elle.
L'animateur mis en cause n'a pas encore été suspendu, ce qui ajoute à la colère de la mère. Elle craint que d'autres enfants ne soient exposés à des comportements inappropriés.
Un appel à la vigilance
Cette affaire relance le débat sur la sécurité dans les structures périscolaires. Les parents d'élèves de Colombes s'interrogent sur les procédures de recrutement et de contrôle des animateurs. La mairie, contactée, n'a pas souhaité commenter l'affaire en cours.
La mère espère que son témoignage encouragera d'autres victimes à parler. « Il ne faut pas avoir peur de dénoncer, même si c'est difficile », conclut-elle.



