Chirurgien sanctionné pour une opération du pénis ratée
Chirurgien sanctionné pour opération du pénis ratée

Un chirurgien a été interdit d'exercer sa profession pendant trois ans, dont deux avec sursis, pour avoir fait vivre un supplice à un patient qui souhaitait agrandir son pénis. La décision a été prise par le Conseil d'État mardi 28 juillet, selon les informations du Parisien.

Une opération qui tourne au cauchemar

En 2013, un homme, dont l'identité n'a pas été révélée, consulte un médecin parisien spécialisé en chirurgie plastique et esthétique pour une intervention de pénoplastie. Mais dès le début de l'opération, le spécialiste dérape. Après avoir anesthésié le patient, il inscrit « A380 » sur sa cuisse, puis prend des photos de son anatomie.

Le chirurgien procède ensuite à six abaissements manuels en utilisant du Macrolane, un produit de comblement interdit en France depuis 2011, sur le sexe du patient. Ces gestes ont causé des souffrances et des complications qui ont marqué durablement le patient.

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Une sanction alourdie par le Conseil d'État

La chambre disciplinaire de l'ordre des médecins d'Île-de-France avait initialement proposé une interdiction d'exercer de trois mois. Mais le Conseil d'État, saisi en appel, a alourdi la sanction en portant l'interdiction à trois ans, dont deux avec sursis. Cette décision vise à punir la gravité des actes commis et à protéger les patients.

Le Conseil d'État a souligné que le chirurgien avait enfreint plusieurs règles déontologiques, notamment en utilisant un produit non autorisé et en réalisant des gestes non conformes à l'intervention demandée.

Des conséquences pour le patient et la profession

Pour le patient, cette opération a été un véritable supplice, tant sur le plan physique que psychologique. Il a dû vivre avec les séquelles de cette intervention ratée pendant des années. Cette affaire met en lumière les risques de la chirurgie esthétique et l'importance de choisir des praticiens qualifiés.

Elle soulève également des questions sur la régulation des pratiques en chirurgie esthétique en France. Le Conseil d'État, en alourdissant la sanction, envoie un signal fort aux professionnels de santé : les dérives ne seront pas tolérées.

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