Le 2 juillet 2026, l’association de défense des animaux « 30 Millions d’Amis » a interpellé la SNCF après la mort de Gina, une chatte écrasée par un train en gare de Melun. Cet incident survient moins d’un an après le décès de Neko, un autre chat percuté dans des circonstances similaires. L’association dénonce une « politique insuffisante » de la compagnie ferroviaire concernant la sécurité des animaux domestiques dans les gares.
Un drame évitable selon les associations
Gina, une chatte de deux ans, a été écrasée le 28 juin 2026 alors qu’elle circulait sur les voies de la gare de Melun. Selon le témoignage de sa propriétaire, recueilli par « 30 Millions d’Amis », l’animal aurait été effrayé par un bruit soudain et se serait échappé de sa cage de transport. Malgré l’intervention rapide des agents SNCF, le train n’a pas pu s’arrêter à temps. « C’est un drame qui aurait pu être évité si la SNCF avait mis en place des mesures de prévention adaptées », a déclaré la présidente de l’association, Reha Hutin, dans un communiqué.
La SNCF pointée du doigt
La SNCF assure que des procédures existent pour éviter ce type d’incident, notamment la fermeture des portes des quais et la surveillance vidéo. Cependant, l’association relève que ces mesures sont insuffisantes. « En 2025, Neko avait déjà perdu la vie dans des conditions identiques. Rien n’a changé depuis », a affirmé un porte-parole de « 30 Millions d’Amis ». Selon les chiffres de la SNCF, entre 2020 et 2025, au moins 15 animaux domestiques ont été tués sur les voies ferrées, un nombre que les associations estiment largement sous-estimé.
Des revendications concrètes
L’association demande plusieurs mesures : l’installation de barrières infranchissables sur les quais, la formation des agents à la gestion des animaux échappés, et la mise en place d’un numéro d’urgence dédié. « Nous ne demandons pas l’impossible, simplement que la SNCF prenne ses responsabilités », a insisté Reha Hutin. La SNCF, de son côté, a indiqué être « profondément attristée » par cet accident et a promis d’étudier « toutes les pistes d’amélioration ».
Un problème de fond
Au-delà de ce cas particulier, ce sont les conditions de transport des animaux dans les trains qui sont pointées du doigt. Les cages de transport, souvent peu sécurisées, et le stress des animaux en gare augmentent les risques de fuite. « Il faut une vraie politique de prévention, pas seulement des réactions après chaque drame », a conclu l’association. La SNCF devrait prochainement rencontrer les associations de protection animale pour discuter de ces propositions.



