Écharpe tricolore des policiers à Béziers : quelle signification ?
Écharpe tricolore des policiers à Béziers : pourquoi ?

Ce samedi 24 octobre, dans plusieurs villes de France, des policiers ont été aperçus avec une écharpe tricolore en bandoulière, notamment à Béziers. Ce signe distinctif, qui a suscité de nombreuses questions chez les passants, n'est pas anodin : il est obligatoire pour qu'un officier de police, en tant qu'autorité civile, puisse légalement sommer un attroupement de se disperser avant une éventuelle charge.

Une mobilisation calme dans le centre-ville de Béziers

L'après-midi du 24 octobre a été très calme dans le centre-ville de Béziers, contrairement à la semaine précédente. Le 17 octobre, plusieurs grenades lacrymogènes avaient été utilisées pour disperser des rassemblements interdits. Cette fois, aucun heurt n'a été à déplorer.

Un important dispositif policier était déployé dans les rues biterroises. Environ 125 policiers nationaux, incluant les effectifs du commissariat de Béziers et des CRS en renfort, étaient épaulés par une cinquantaine de policiers municipaux.

Un signe distinctif obligatoire pour l'autorité civile

Le plus gros des forces de l'ordre s'est positionné en haut des allées Paul-Riquet, près du théâtre municipal, des Galeries Lafayette et du Monoprix. À cet endroit stratégique, un commissaire adjoint de Béziers a été vu avec une écharpe tricolore en bandoulière. De nombreux passants ont demandé pourquoi il portait ce signe distinctif.

La réponse est simple : ce policier est une autorité civile et peut estimer qu'un attroupement constitue un trouble à l'ordre public. Pour qu'une sommation de dispersion soit légalement adressée aux personnes concernées avant une charge, il doit porter un signe distinctif, que ce soit cette écharpe ou un simple brassard tricolore. Le commissaire de Béziers a également porté un brassard tricolore ce samedi.

Ce dispositif et ces signes distinctifs ont permis de maintenir le calme et d'éviter tout incident lors de cette mobilisation.