Charnier de Paris-Descartes : procès requis contre trois personnes
Charnier de Paris-Descartes : procès requis contre trois

Le parquet de Paris a requis, le 11 juillet 2026, la tenue d'un procès contre trois personnes dans l'affaire du charnier de l'ancienne université Paris-Descartes. Cette affaire avait éclaté en 2020, lorsque 346 fœtus et corps de bébés avaient été découverts dans un local de l'établissement, suscitant une vive émotion.

Les trois mis en cause

Les trois personnes visées par les réquisitions sont un ancien directeur de laboratoire, un médecin légiste et une employée de l'université. Selon le parquet, ils sont soupçonnés d'avoir conservé illégalement des corps et des restes humains, sans autorisation, pendant plusieurs années. Les faits remontent à la période allant de 2000 à 2020.

L'ancien directeur de laboratoire, âgé de 72 ans, est notamment accusé d'avoir organisé la conservation des corps dans le cadre de recherches anatomiques, sans respecter les règles en vigueur. Le médecin légiste, 58 ans, est soupçonné d'avoir participé à ces pratiques illicites. Enfin, l'employée de l'université, 54 ans, est mise en cause pour avoir facilité la dissimulation des restes.

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Les charges retenues

Les charges retenues contre eux sont "atteinte à l'intégrité d'un cadavre", "exercice illégal de la profession de thanatopracteur" et "violation de sépulture". Le parquet a souligné que ces infractions sont passibles de peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Selon les enquêteurs, les corps avaient été conservés dans des sacs en plastique ou des conteneurs, sans être déclarés aux autorités compétentes. Certains restes dataient de plus de vingt ans. L'enquête a également révélé que des familles avaient été induites en erreur sur le sort des corps de leurs proches.

Les réactions des parties civiles

Les associations de défense des droits des familles et les parties civiles ont salué la décision du parquet. "C'est une étape importante pour la vérité et la justice", a déclaré Maître Sophie B., avocate de plusieurs familles. "Nous espérons que ce procès permettra de faire toute la lumière sur ces pratiques scandaleuses et d'éviter qu'elles ne se reproduisent."

Selon une source proche du dossier, les trois mis en cause contestent les faits et plaident la bonne foi. Ils affirment que la conservation des corps était justifiée par des impératifs scientifiques et qu'ils ignoraient les obligations légales.

Le contexte de l'affaire

L'affaire du charnier de Paris-Descartes avait débuté en 2020, lorsqu'un employé de l'université avait signalé la présence de restes humains dans un local fermé. La découverte avait provoqué un choc dans l'opinion publique et conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire. L'université, qui a depuis été rebaptisée Université Paris Cité, avait présenté ses excuses et mis en place des mesures pour éviter de tels incidents.

Le parquet a indiqué que la date du procès n'est pas encore fixée, mais qu'il devrait se tenir dans les mois à venir. Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils contesteraient les réquisitions et demanderaient un non-lieu pour leurs clients.

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