Une femme de 42 ans a reconnu mardi devant la cour d'appel de Versailles avoir tenté de faire chanter l'animateur radio Sébastien Cauet, alors que ce dernier est lui-même mis en examen pour des violences sexuelles. Condamnée en première instance à trois ans de prison dont un an et demi avec sursis, elle espère une réduction de sa peine.
Des SMS de chantage
Au cœur de l'affaire, des SMS envoyés depuis le téléphone de la prévenue exigeant 30 000 euros de Sébastien Cauet, déjà mis en cause pour des viols et agressions sexuelles sur quatre femmes, dont trois mineures au moment des faits. L'animateur, toujours en activité sur Europe 2, a été mis en examen en mai 2024.
Un désistement partiel
L'avocat de la prévenue, Me Nicolas Rebbot, a souligné qu'il s'agissait d'un « désistement partiel » et que sa cliente espérait une « diminution de la peine et surtout une libération ». Il a expliqué que sa cliente, elle-même victime de viol, avait « pété un plomb » en apprenant la garde à vue de Cauet. « Elle est désolée d'avoir créé d'autres victimes », a-t-il ajouté.
Réactions des avocats
L'avocate de Sébastien Cauet, Me Jade Dousselin, s'est félicitée d'une « nouvelle victoire judiciaire ». Le parquet a demandé la confirmation de la peine en appel. Le délibéré est attendu le 19 mai.



