Catherine Gobert a investi toutes ses économies dans la construction du chalet de ses rêves à Nassogne, en Belgique. Après deux ans de cauchemar, elle se retrouve avec un chantier abandonné, des malfaçons et plus de 50 000 euros perdus. Elle témoigne auprès de nos confrères de SudInfo pour alerter d'autres particuliers.
Un projet qui tourne au cauchemar
En 2023, Catherine Gobert achète un terrain à Nassogne avec l'objectif d'y faire construire un chalet. Après le décès brutal du premier entrepreneur chargé des travaux, elle confie le chantier à une autre entreprise, recommandée par une connaissance. Au début, tout semble se dérouler normalement. « Il travaillait un peu, juste assez pour me faire croire que le chantier avançait », raconte Catherine.
Mais très vite, les retards s'accumulent et l'entrepreneur disparaît régulièrement pendant plusieurs semaines. Inquiète, elle commence à poser des questions sur l'avancement des travaux et la commande des matériaux. C'est finalement après une mise en demeure et l'intervention d'un avocat qu'elle découvre que les matériaux n'avaient jamais été commandés. L'entrepreneur abandonne alors définitivement le chantier.
Plus de 50 000 euros envolés
S'engage ensuite une longue procédure judiciaire. Expertise, huissier, avocat… Catherine multiplie les démarches pour tenter de récupérer son argent. En vain. L'entrepreneur étant insolvable, son avocat lui explique qu'une éventuelle condamnation ne lui permettrait probablement jamais de récupérer les sommes engagées. Aujourd'hui, une partie du chalet doit être démolie avant même que les travaux puissent reprendre avec une nouvelle entreprise.
« J'ai perdu plus de 50 000 euros et lui continue sa vie », déplore-t-elle. Malgré cette épreuve, Catherine affirme vouloir terminer son projet et espère surtout que son témoignage permettra d'éviter que d'autres particuliers ne tombent dans le même piège.



