L'avocat de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson, a révélé que son client s'est « enferré dans un mensonge » qui l'a empêché d'avouer plus tôt avoir tué son épouse Delphine fin 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Lors de ses aveux devant la justice mercredi, Jubillar a reconnu avoir commis « un acte abominable » et a fait des déclarations spontanées pendant une heure et demie pour « livrer la vérité de façon absolue ».
Les circonstances du drame
Selon Me Debuisson, Jubillar est revenu sur les circonstances du drame et sur la dégradation du couple, évoquant des tensions très fortes de part et d'autre. Il a également mentionné « l'élément déclencheur » qui l'a submergé d'une émotion extrêmement forte, provoquant un passage à l'acte irréfléchi.
Le poids du mensonge
L'avocat explique que son client s'est enferré dans un mensonge dont il a eu du mal à s'extirper, malgré un besoin et une envie de parler depuis le début. Jubillar a exprimé des « regrets importants » qu'il n'avait pas réussi à exprimer pendant des années, mais qu'il livre aujourd'hui avec sincérité.
Les fouilles et les ossements
Jeudi, Jubillar a conduit les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de Delphine, à une douzaine de kilomètres d'Albi. Des ossements ont été retrouvés sur place. Me Debuisson estime qu'un procès en appel prévu le 21 septembre est « inconcevable », car des analyses des ossements, une expertise psychologique et psychiatrique, et une reconstitution sont nécessaires.
La condamnation en première instance
En octobre 2025, Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion en première instance, sur la base d'un faisceau d'indices concordants, dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle. L'intime conviction de la cour s'était forgée grâce à ces indices.



