Le carnaval de Guadeloupe a été brutalement interrompu dimanche 4 janvier 2026 après qu'un homme a été tué par balle en pleine rue à Pointe-à-Pitre, en marge du premier défilé de la saison. Le drame s'est produit vers 22 h 30 dans une artère bondée du centre-ville, alors que des milliers de spectateurs assistaient au passage des groupes costumés.
Un homicide en pleine foule
Selon la procureure adjointe Alexandra Onfray, dépêchée sur les lieux, la victime, a priori inconnue des services de police, a été abattue d'une balle dans la tête aux abords de la rue principale de Pointe-à-Pitre. La foule était encore massive à cette heure tardive, et les festivités ont été immédiatement interrompues. Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Un contexte de violences récurrentes
Ce meurtre est le deuxième homicide de l'année dans l'archipel, où le taux d'homicides atteint 7,5 pour 100 000 habitants, contre 1,2 en moyenne nationale, selon les données officielles. La Guadeloupe, confrontée à une précarité sociale élevée, figure parmi les départements les plus violents de France. En 2024, un mineur avait déjà été tué à coups de couteau lors d'un défilé similaire.
Les autorités avaient pourtant renforcé le dispositif de sécurité pour ce début de saison carnavalesque, avec des moyens humains supplémentaires déployés dans les communes de l'archipel, en particulier à Pointe-à-Pitre, où les défilés du dimanche soir attirent des milliers de personnes. Le carnaval, qui se tient de l'Épiphanie au Carême, est un moment clé de la vie culturelle guadeloupéenne.
L'enquête se poursuit pour identifier le ou les auteurs de ce tir mortel et établir les responsabilités. En attendant, l'ambiance festive a laissé place à la consternation et à l'inquiétude parmi les habitants et les organisateurs.



