Ce lundi 4 mai 2026, un jeune homme de 23 ans a été condamné à dix mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dax, jugé en comparution immédiate et en visioconférence. Les faits se sont déroulés les 29 et 30 avril à Capbreton, dans les Landes. Il lui est reproché des violences sur le jardinier de sa voisine, une intrusion au domicile de cette dernière après avoir dégradé son portillon, ainsi que des menaces proférées à son encontre.
Conflit de voisinage
L'origine de l'altercation remonte au stationnement du camion du jardinier, qui entravait le passage des piétons et des vélos depuis plusieurs mois. Malgré des demandes répétées pour que cela cesse, la situation a dégénéré la semaine précédente. « Le bouchon a sauté », a résumé Me Bruneau, l'avocat du prévenu. Ce dernier a reconnu : « J'ai perdu pied. Je regrette mes paroles et mes actes, et je me dégoûte quand je me regarde dans le miroir de ma cellule. » Il venait tout juste de trouver un emploi de plongeur.
Menaces et récidive
Selon des témoins, le prévenu a crié : « Je vais brûler ta maison et te casser la gueule. Je vais te faire vivre un enfer. » Connu défavorablement de la justice depuis 2021 pour vols, violences et menaces de mort, l'enquête de personnalité a révélé « une faible tolérance à la frustration » et « un rapport à la loi problématique ». Deux jours avant les faits, il avait déjà été condamné pour des délits routiers, et il avait onze mois de prison en suspens pour des condamnations antérieures.
Réquisitions et plaidoirie
Le procureur de la République, Benoît Fontaine, a requis une peine sévère, évoquant des « faits graves » et une « dangerosité avérée ». Il a souligné que le prévenu avait déjà coupé la sangle de son bracelet électronique « pour voir ce que ça faisait ». Me Bruneau a plaidé pour son client, pointant un « gros problème de maturité » et une impulsivité, mais aussi « la bonne volonté » et la « sincérité » de ce dernier pour entreprendre un travail psychologique et addictologique. « Il s'agit d'un enfant abandonné, seul au monde », a-t-il insisté.
À l'énoncé de sa peine, le prévenu a eu une pensée émue pour sa chienne, qu'il ne reverra que dans plusieurs mois.



