À Cannes, les syndicats défendent la présence de la police municipale
Cannes : les syndicats défendent la police municipale

Après les coups de feu tirés mardi 1er septembre 2026 en soirée dans la résidence Sainte-Jeanne, quartier de La Frayère à Cannes-la-Bocca, les syndicats CGT et CFTC PM-SPT ont tenu à « rétablir les faits » concernant la présence de la police municipale dans ce secteur gangrené par le narcotrafic. Dans un communiqué, ils apportent un soutien plein et entier aux agents et dénoncent des « déclarations irresponsables » diffusées sur les réseaux sociaux.

Un dispositif renforcé toujours actif selon la CFTC

Par la voix de Mathieu Lascaud, président local, et d’Alain Duflot, référent ville de Cannes, la CFTC PM-SPT indique comprendre « l’inquiétude des habitants » et estime la demande d’une présence policière renforcée « parfaitement légitime ». Le syndicat assure toutefois que « le dispositif renforcé de sécurisation » mis en place après les faits « est toujours actif ». Il ajoute que les policiers municipaux « méritent que leur engagement soit reconnu et respecté ».

La CGT des Territoriaux de Cannes insiste de son côté sur le fait que la police municipale « est bel et bien présente quotidiennement » avec des agents qui occupent le terrain « de jour comme de nuit, assurent des points fixes et soutiennent les interventions ».

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La CGT vise le président du SID de la Bocca

L’organisation syndicale s’émeut des « déclarations irresponsables diffusées sur les réseaux sociaux par le responsable d’une association locale, par ailleurs agent municipal non policier ». Visé sans être nommé, Laïd Bouzetit, président du Syndicat d’initiative et de défense (SID) de la Bocca, a publié jeudi 10 septembre une vidéo tournée au cœur de la Frayère sur sa page Facebook. Il y pointe l’absence de « police » – sans préciser municipale ou nationale – sur place « à 15 h 15 ».

La CGT juge « inacceptable qu’un agent de la collectivité attaque publiquement ses propres collègues et alimente la défiance par des affirmations fausses ».

La responsabilité de l’État et de la police nationale interrogée

Les syndicats rappellent que « la lutte contre les trafics de stupéfiants et la criminalité armée relève en premier lieu des missions régaliennes de l’État ». Si la police municipale intervient « en complémentarité », elle n’a « pas vocation à se substituer à la police nationale ». La CFTC assure que « sur le terrain, les policiers municipaux sont de plus en plus confrontés directement à ces situations et peuvent se retrouver en première ligne, notamment lorsque les effectifs de police nationale disponibles sont insuffisants ».

Une « présence policière forte et durable » dans les quartiers de La Bocca est ainsi conditionnée par le fait que « l’État donne à la police nationale les effectifs et les moyens nécessaires pour exercer pleinement ses missions ». La CGT interroge plus directement : « Ne nous trompons pas de responsables, où est la police nationale ? »

Pour rappel, jeudi 10 septembre, lors d’une conférence de presse devant le commissariat central, Julien Hausknecht, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale 06, estimait, en tenant compte « des 17 départs annoncés », qu’il faudrait « 50 policiers nationaux supplémentaires à Cannes » pour fonctionner « correctement ».

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