Ce mercredi 12 août, des centaines de passagers du ferry Majestic de la compagnie GNV, assurant la liaison Sète-Nador (Maroc), ont attendu plusieurs heures dans le port de Sète sous une chaleur accablante, avant d'être informés que la climatisation du navire était partiellement en panne. Certains ont dû signer une décharge pour embarquer, sous peine de repartir une semaine plus tard.
Une attente interminable sous un soleil de plomb
La majorité des passagers est arrivée à Sète avant midi, comme demandé, souvent après un voyage de nuit sans sommeil, pour un enregistrement prévu à 14 h et un départ à 18 h. Beaucoup viennent de loin : Driss de Saint-Étienne, Françoise de Strasbourg, Omar de Clermont-Ferrand, Ismaïl de Paris, Amina et Fadila de Montreux, en Suisse. Sur le parking, il fait plus de 30 °C à l'extérieur et plus de 40 °C dans les véhicules. « Sous cette canicule, c'est affreux. C'est un enfer, un cauchemar », témoigne un passager.
Omar, à bout, dénonce le manque d'assistance : « Il n'y a pas une ombre sur ce parking (quelques tentes permettent cependant de se mettre à l'ombre, NDLR). Ma femme est diabétique et insuffisante cardiaque. Mais regardez : on n'a aucune assistance, pas une bouteille d'eau alors qu'on brûle. » Dans les voitures climatisées, les moteurs tournent pour faire baisser la température dans l'habitacle. « C'est fatigant. Ce n'est pas normal de vivre ça », souligne Driss.
La panne de climatisation et la décharge imposée
La colère est montée d'un cran quand les passagers ont appris que le bateau serait partiellement privé de climatisation. « Il a fallu signer une décharge. C'était soit accepter de voyager dans ces conditions, soit ne partir que dans une semaine », peste Omar. Certains passagers prennent leur mal en patience. « On préfère garder le sourire et rester positives. Mais peut-être qu'on va crever sur ce bateau ! », lancent Amina et Fadila.
Une traversée de 46 h 30 avec escale à Barcelone
La traversée de Sète à Nador doit durer 46 h 30, avec une escale à Barcelone. À 18 h, heure prévue pour le départ, les passagers embarquaient. La compagnie GNV n'a pas encore communiqué sur les modalités de dédommagement éventuel.



