Vendredi 25 septembre, l'ASBH s'est imposée 34 à 24 face au Racing Club Narbonnais dans un derby occitan bouillant. Devant 10 514 spectateurs au stade Raoul-Barrière, les supporters biterrois ont porté leur équipe vers une victoire acquise avec courage, dans une ambiance décrite comme incandescente.
Un avant-match sous tension
Avant même le coup d'envoi, la tension était palpable autour du stade. La banda Mescladis a mis le feu en faisant échauffer les supporters, sous les chants et les coups de trompette. « Un derby, ça se gagne », lançait Jean-Pierre, venu avec sa fille de 13 ans, qui ajoutait, les yeux rivés sur le virage orange et noir : « C'est le match le plus important de la saison. »
Dans les tribunes, les mâchoires étaient serrées. Les supporters, conscients de l'enjeu, se préparaient à vivre une rencontre intense. Le speaker a fait monter la sauce, et les chants « Aqui ! Aqui ! Es Besièrs ! » ont résonné dès les premières minutes.
Un match rude et disputé
Sur la pelouse, les contacts étaient rudes et les fautes nombreuses. Narbonne tenait bon, Béziers poussait. À chaque crochet, chaque plaquage, les tribunes répondaient, criant encore plus fort à chaque contact. À la pause, le RCN menait d'une petite unité, mais les supporters narbonnais, confiants, criaient plus fort que jamais.
« Béziers joue mieux que ce qu'on pensait. Narbonne fait front, c'est un super match », analysait Lionel, supporter narbonnais. Patrick, côté biterrois, restait plus mesuré : « C'est ni bon ni mauvais. Béziers manque de jeu. »
Une seconde période explosive
Au retour des vestiaires, l'ASBH a mis le feu. Le public poussait, hurlait, se levait. « Une ambiance qu'on n'a pas vue depuis longtemps », lâchait Rolande. Béziers a pris dix longueurs d'avance, tandis que le kop audois s'éteignait. « Et ils sont où les Narbonnais ? », chambrait-on face à un kop audois silencieux.
L'explosion finale est venue avec le score final : 34 à 24 pour l'ASBH. Bras levés, écharpes qui voltigent, la joie était totale. « Enfin un beau derby », souriait Carine. Plus loin, Enzo, tunique orange et noir sur les épaules, prévenait déjà : « On attend Béziers à la maison. »
En quittant le stade, un supporter à la barbe rouge et bleue glissait à sa femme : « Un derby, ça crève. Demain, repos. »