Le 23 juillet dernier, à Sainte-Maxime, une course-poursuite a éclaté en pleine journée entre la police municipale et un véhicule signalé dans le cadre d'une enquête pour cambriolages. Les forces de l'ordre, appuyées par une unité de gendarmerie, ont réussi à intercepter les fuyards au niveau de la plage des Éléphants, non sans difficulté : un agent a été légèrement blessé dans la manœuvre.
Interpellation mouvementée
Les trois suspects – deux ressortissants serbes et un Italien – ont été placés en garde à vue puis déférés au parquet. Présentés à l'audience de comparution immédiate du tribunal correctionnel de Draguignan le lundi 27 juillet, ils ont sollicité un délai pour préparer leur défense, comme la loi les y autorise. Dans l'attente, ils ont été placés en détention provisoire. Leur jugement est fixé au 25 septembre 2026.
Les faits reprochés
Il est reproché aux trois individus trois cambriolages commis entre le 11 juin et le 22 juillet : à Phalempin (Nord), Roquebrune-sur-Argens et Sainte-Maxime. Le parquet a retenu la circonstance aggravante d'association de malfaiteurs. Selon nos informations, les malfaiteurs, équipés de talkies-walkies, ciblaient des villas de propriétaires aisés, forçant les portes-fenêtres à l'aide d'outils. Ils prenaient soin de nettoyer leurs traces ADN et papillaires après leur passage.
Butin estimé à près de 100 000 euros
Le butin de l'un des cambriolages est estimé à près de 100 000 euros en bijoux et maroquinerie. Sur les trois prévenus, un seul était connu pour des faits similaires : il avait été condamné pour vol en 2020 à Strasbourg. Les autres n'avaient pas d'antécédents judiciaires en France.
Cette affaire met en lumière la recrudescence des cambriolages dans le Var, visant des résidences de luxe. Les enquêteurs continuent d'exploiter les éléments saisis pour identifier d'éventuels complices ou autres méfaits.



