Dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 août 2026, quatre individus ont tenté de commettre un vol avec effraction dans la bijouterie Histoire d'or du centre commercial Auchan du Plan de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Leur tentative, rocambolesque, s'est soldée par un échec cuisant, et trois d'entre eux ont été interpellés.
Un plan digne de Mission Impossible
Les malfaiteurs ont pénétré dans le centre commercial par le toit, brisant un velux avant de descendre en rappel, encordés comme des alpinistes. Leur objectif : la bijouterie Histoire d'or, située à l'intérieur du centre. Ils espéraient ainsi passer inaperçus et réaliser un « gros coup facile ».
Cependant, leur progression s'est rapidement heurtée à la réalité. Malgré des coups de masse répétés, ils n'ont jamais réussi à briser la vitre de la bijouterie, renforcée par un rideau métallique supplémentaire. De plus, au cours de leur tentative, pas moins de trois alarmes se sont déclenchées, alertant immédiatement les forces de l'ordre.
Interpellations en flagrant délit
Penauds et bredouilles, les cambrioleurs ont tenté de s'enfuir comme ils étaient venus, mais une patrouille de police secours, assistée des policiers municipaux de Grasse, les a cueillis à la sortie. Deux d'entre eux ont été interpellés en flagrant délit, avec toute la panoplie de leur forfait en leur possession : cagoules, gants, outils, etc.
Le premier suspect est un jeune chef d'entreprise belge de 28 ans, au casier judiciaire vierge. Son complice, également belge et un peu plus âgé, est déjà connu pour des vols dans son pays natal.
Un troisième suspect arrêté à Mandelieu
Le lendemain de l'opération avortée, un troisième suspect a été repéré sur les lieux du délit. Il était revenu pour récupérer des vêtements compromettants abandonnés sur le parking d'Auchan. Les enquêteurs grassois l'ont identifié et localisé à Mandelieu, où il a été interpellé à son tour. Le quatrième complice est toujours activement recherché.
Détention provisoire et contrôle judiciaire
Déférés au Parquet de Grasse puis présentés devant le tribunal correctionnel, deux des cambrioleurs présumés ont été placés en détention provisoire. Le chef d'entreprise belge, quant à lui, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant une comparution en justice à la fin du mois d'août.
Me Sabrina Zakraoui, avocate du jeune chef d'entreprise, a plaidé : « Mon client a été manipulé par son ami qui lui a fait miroiter un coup facile, il s'est malheureusement laissé embarquer. Pour moi, ce sont des pieds nickelés dont la tentative était vouée à l'échec. »
La justice devra désormais apprécier les profils et l'action des intéressés. Cette affaire, qui aurait pu être un casse spectaculaire, s'est transformée en une série d'erreurs pour les malfaiteurs, rappelant que les plans les plus élaborés peuvent échouer face à la réalité du terrain et à la réactivité des forces de l'ordre.



