Le député Rassemblement national de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes, Cyril Tribuiani, a déposé plainte lundi 14 septembre 2026 contre un individu qui arrache régulièrement les affiches de ses militants, notamment à la gare de Cagnes-sur-Mer. Il appelle au calme pour protéger ses troupes.
Des dégradations répétées à la gare de Cagnes-sur-Mer
Dans un communiqué et une vidéo publiés sur ses réseaux sociaux, l'élu affirme viser un « individu qui s'amuse tous les soirs à arracher » ses affiches, en particulier « à la gare de Cagnes-sur-Mer ». Il précise que ses militants ont fait preuve de sang-froid : « Ils n'ont pas répondu à la provocation et ont immédiatement alerté la police municipale, qui est intervenue en moins de cinq minutes », raconte-t-il.
Cette plainte intervient dans un contexte tendu, alors que des incidents similaires ont été signalés dans la région. À Saint-Laurent-du-Var, des élus de la majorité ont été accusés de déchirer les affiches électorales de l'opposition et de les recouvrir de posters associatifs.
Une plainte pour prévenir les tensions
« Si j'ai décidé de déposer plainte, ce n'est pas pour alimenter les tensions. C'est précisément pour l'inverse. Je ne souhaite pas que ce qui relève aujourd'hui de la provocation puisse conduire demain à des insultes, des menaces ou, plus grave encore, à des agressions physiques contre des militants simplement parce qu'ils défendent leurs convictions », argumente celui qui est encarté au parti d'extrême droite depuis 2015.
Le député, ex-doublure de Bryan Masson, considère cette démarche comme un préalable indispensable pour garantir à ses militants le droit de continuer « à distribuer des tracts », « coller des affiches », « rencontrer nos concitoyens » et militer « librement, sereinement et en sécurité ».
Un appel au calme pour protéger les militants
En déposant plainte, Cyril Tribuiani espère surtout éviter une escalade. Il souligne que ses militants ont su garder leur sang-froid face à la provocation, mais il veut prévenir tout risque d'incident plus grave. Cette affaire met en lumière les tensions qui peuvent exister sur le terrain lors des campagnes électorales, où les affiches et les tracts sont souvent la cible de dégradations.
L'enquête de la police municipale, intervenue rapidement sur les lieux, devrait permettre d'identifier l'auteur des faits. Le dépôt de plainte marque une étape importante pour le député, qui entend protéger ses équipes et continuer sa campagne dans des conditions sereines.



