Un adolescent de 16 ans a été interpellé à Caen dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme, a annoncé le parquet vendredi 17 octobre 2026. Le mineur est accusé d'avoir participé à des actes de violence et de dégradation, notamment en portant un maillot de football floqué « Ben Laden ». Présenté à un juge des enfants, il pourrait être placé sous contrôle judiciaire jusqu'à son procès prévu en décembre 2026.
Une vidéo choc sur les réseaux sociaux
L'affaire a débuté cette semaine lorsque la préfecture du Calvados et la direction départementale des services de l'Éducation nationale ont saisi le parquet de Caen. Elles signalaient des publications sur les réseaux sociaux comportant des outrages aux forces de l'ordre ou à des personnels de l'Éducation nationale, ainsi que des actes de dégradations de biens publics.
Dans un communiqué, le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue, a précisé que ces vidéos montraient « plusieurs jeunes gens porteurs de maillots de football floqués aux noms de personnes identifiées comme auteurs d'actes de terrorisme ou de crime contre l'humanité ». Les maillots en question portaient les noms « Ben Laden », « Merah » et « Hitler ».
Un mineur interpellé et reconnaissant les faits
Un des jeunes identifiés, âgé de 16 ans, a été interpellé jeudi par la police. Selon le procureur, « l'enquête a permis d'établir sa participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, notamment par la fourniture de matériels pyrotechniques et une incitation active à la commission d'actes de violence ou de dégradations ».
L'adolescent a également reconnu « des faits d'outrages » visant le proviseur d'un lycée de Caen et des policiers. Il a admis avoir porté, lors de ces faits, un maillot de football floqué du nom « Ben Laden ».
Présentation au juge des enfants et procès en décembre
Le mineur a été présenté vendredi après-midi à un juge des enfants. Le parquet a demandé son placement sous contrôle judiciaire jusqu'à sa comparution devant le tribunal pour enfants, programmée pour le mois de décembre 2026, a précisé Joël Garrigue. Cette mesure vise à encadrer le jeune homme en attendant son procès.