Ce mercredi, un groupe de touristes parti de Carnon, dans l'Hérault, conduit par un guide naturaliste, a fait une découverte macabre au large de la plage de l'Espiguette. Il s'agit du cadavre d'un cachalot mesurant plus de 10 mètres et pesant entre 15 et 20 tonnes, en état de décomposition avancée.
Un cadavre suivi depuis le Var
Thomas Roger, guide naturaliste et photographe animalier, avait anticipé cette arrivée. Interrogé par Midi Libre, il explique : "Il a été vu jeudi à 3000 marins au large de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Il a dérivé, je savais qu'il allait arriver chez nous." Chaque jour, il emmène des groupes observer les dauphins au départ de Carnon. C'est à 2 km au large de l'Espiguette qu'il a repéré la carcasse.
Deux options pour la gestion de la carcasse
Les affaires maritimes ont été prévenues par un pêcheur. Selon Thomas Roger, deux solutions s'offrent aux autorités. "Soit il ira à l'équarrissage et il sera débité. Mais pour ça, il faut le ramener à terre et, vue l'odeur, avec le monde et tout, je n'y crois pas trop. Soit ils l'amènent au large et ils le pétardent."
Le guide naturaliste préfère le pétardage
Professionnel de la mer, Thomas Roger privilégie la seconde option. "Il faut savoir qu'un cachalot mort, il finit de toute façon par couler. Qu'est-ce qu'il lui est arrivé, on ne sait pas. Soit il a été heurté par un bateau, soit c'est de mort naturelle. Quand il coule, même s'il a fallu le pétarder, au fond, ça crée un écosystème remarquable. La faune, les crustacés, etc. ont à manger pendant plusieurs mois, parfois plusieurs années."
Actuellement, la carcasse dérive vers La Grande-Motte sous l'effet des courants. Les autorités maritimes doivent décider de la marche à suivre dans les prochains jours.



