Le gouvernement a annoncé la suppression de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) dans le cadre d'une réorganisation des organismes de recherche. Cette décision est vivement critiquée par la communauté scientifique, qui y voit une erreur stratégique pour la France.
Un pilier de la recherche au Sud menacé
L'IRD, créé en 1944, est un acteur majeur de la recherche dans les pays en développement. Il emploie 2 000 personnes et dispose d'un budget annuel de 200 millions d'euros. Selon un collectif de chercheurs, « l'IRD est un outil unique de coopération scientifique avec les pays du Sud, et sa disparition affaiblirait considérablement l'influence de la France dans ces régions ».
Des conséquences sur les partenariats internationaux
La suppression de l'IRD remettrait en cause des décennies de partenariats avec des institutions africaines, asiatiques et sud-américaines. Ces collaborations ont permis des avancées majeures dans des domaines comme la santé publique, l'agriculture ou la gestion des ressources naturelles. « Perdre l'IRD, c'est perdre un réseau de confiance et de compétences irremplaçable », souligne un chercheur.
Un impact sur la recherche française
La décision intervient alors que la France cherche à renforcer sa présence scientifique à l'international. L'IRD contribue à former des chercheurs locaux et à promouvoir une science ouverte et équitable. Sa disparition pourrait également entraîner une perte de savoir-faire et de données précieuses.
Le gouvernement justifie cette réorganisation par des économies budgétaires et une volonté de rationaliser le paysage de la recherche. Mais pour les opposants, cette mesure est contre-productive à long terme. « La recherche pour le développement est un investissement stratégique, pas une dépense », insistent les scientifiques.
Un appel à la mobilisation
Plusieurs sociétés savantes et syndicats de chercheurs ont lancé une pétition pour demander le maintien de l'IRD. Ils appellent à une mobilisation nationale pour défendre cet institut, dont la mission est plus que jamais d'actualité face aux défis climatiques et sanitaires mondiaux.



