La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé, mercredi 12 août 2026, qu'un « cybercriminel » a réussi à « récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphones » issus de la liste d'opposition Bloctel. Selon le communiqué de l'organisme, aucune donnée personnelle (nom, adresse, etc.) n'a été divulguée lors de cet incident.
Une alerte aux consommateurs et un courriel d'information
Les consommateurs inscrits sur Bloctel concernés par cet incident ont été informés par courriel, précise la DGCCRF. L'organisme public appelle les consommateurs à rester vigilants face aux sollicitations inhabituelles et aux demandes d'action qu'ils n'auraient pas initiées. Cette mise en garde intervient alors que la base de données elle-même n'a pas été compromise, assure la DGCCRF.
Une fermeture définitive dans un contexte de réforme
Cet incident de sécurité survient avant la fermeture définitive de Bloctel, prévue par le gouvernement dans le cadre d'une loi visant à lutter contre le harcèlement téléphonique. Cette réforme, entrée en vigueur mardi, met fin au système précédent où les consommateurs devaient s'inscrire sur la liste d'opposition pour refuser d'être démarchés. Désormais, tout appel commercial doit être précédé d'un consentement explicite, préalable et traçable, dont le professionnel doit apporter la preuve.
Des conséquences concrètes pour les consommateurs
Les consommateurs concernés par la fuite de données doivent être particulièrement attentifs aux appels ou messages qu'ils pourraient recevoir. La DGCCRF recommande de ne pas donner suite aux sollicitations inhabituelles et de vérifier l'origine des demandes. Cette fuite de numéros de téléphone pourrait être exploitée par des campagnes de phishing ou d'arnaque, même si aucune donnée personnelle n'a été compromise.
La fermeture de Bloctel, couplée à cette fuite de données, marque un tournant dans la lutte contre le démarchage téléphonique en France. Les consommateurs devront désormais compter sur le consentement explicite des professionnels pour être contactés, tandis que les victimes de cette fuite doivent redoubler de prudence face aux sollicitations non sollicitées.



