Des bergers en colère contre la prolifération des loups et l'inaction des pouvoirs publics ont décidé de se syndiquer à la CGT. Une première dans le monde pastoral, qui traduit un profond malaise. Selon le syndicat, une centaine de bergers ont déjà rejoint ses rangs, et le mouvement pourrait s'étendre.
Une mobilisation inédite dans les alpages
Face à la recrudescence des attaques sur les troupeaux, les bergers dénoncent un manque de soutien de l'État. Beaucoup estiment que les mesures de protection (chiens, clôtures, gardiennage) ne suffisent plus. La CGT, traditionnellement implantée dans l'industrie, s'engage désormais aux côtés des bergers pour défendre leurs conditions de travail.
Un dialogue de sourds avec les autorités
Les bergers reprochent aux pouvoirs publics de privilégier la protection du loup, espèce protégée, au détriment de leur activité. Ils réclament des tirs de prélèvement plus nombreux et une indemnisation plus rapide des pertes. La CGT entend porter ces revendications au niveau national.
Une profession qui se structure
Cette syndicalisation marque un tournant pour une profession historiquement isolée. Les bergers espèrent ainsi peser dans les négociations et obtenir des avancées concrètes. Selon un représentant syndical, « les bergers ne veulent plus être les oubliés de la montagne ».



