Le préfet du Var, Simon Babre, et la présidente de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), Josée Massi, ont réagi dans un communiqué commun à l'article publié jeudi 6 août, qui relatait l'investissement des propriétaires du Baou Rouge dans un réseau de 26 motopompes pour faire face au risque incendie. Ils affirment que la défense extérieure contre l'incendie (DECI) du secteur est assurée par des poteaux opérationnels sur le domaine public, une affirmation jugée « inexacte » par les résidents.
Des riverains qui dénoncent une « inertie » des autorités
Les propriétaires du massif du Baou Rouge, qui surplombe la plage de Fabrégas à La Seyne-sur-Mer, ont investi dans un réseau de 26 motopompes pour assurer un premier niveau de défense contre un éventuel incendie venant de la forêt du Cap Sicié. Ils dénoncent l'absence de poteaux incendie sur la corniche Merveilleuse, à l'interface entre la forêt et leur domaine, et critiquent l'« inertie » des autorités.
Dans leur communiqué, Simon Babre et Josée Massi rappellent qu'une étude a été réalisée par l'association des propriétaires du massif (APM) du Baou Rouge, dans la perspective de l'implantation de trois poteaux incendie sur le domaine privé. Cette étude a conclu que l'hydraulique du réseau public permet de répondre aux besoins en DECI privée identifiés par l'association. Cependant, les résidents affirment que la pression d'eau n'est pas suffisante pour assurer le débit nécessaire au-delà des 400 premiers mètres du chemin du Baou Rouge, long de plus d'un kilomètre, et que le coût de l'implantation s'élève à 45 000 euros.
Une position qui suscite la controverse
Se basant sur les résultats de cette étude, le préfet et la présidente de TPM affirment qu'« il a été établi l'absence de nécessité de procéder à l'extension ou au renforcement du réseau public pour réaliser ces équipements ». Une position qui contredit les dires des riverains, qui estiment que le réseau public est insuffisant pour assurer leur sécurité.
En conclusion, Simon Babre et Josée Massi indiquent qu'ils « privilégient les voies du dialogue et invitent à la poursuite de celui-ci pour accompagner les propriétaires privés dans des aménagements qui relèvent de leur responsabilité ». Une invitation qui pourrait être difficile à accepter pour les résidents, qui ont déjà investi massivement dans des équipements de protection.
Un dialogue nécessaire pour la sécurité de tous
Cette affaire met en lumière les tensions entre les propriétaires privés et les autorités publiques en matière de prévention des incendies. Alors que le risque incendie est particulièrement élevé dans le sud de la France, il est essentiel que les différents acteurs trouvent un terrain d'entente pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
Les résidents du Baou Rouge, qui ont pris des initiatives pour se protéger, attendent désormais une réponse concrète des autorités. Le dialogue annoncé par le préfet et la présidente de TPM devra aboutir à des solutions efficaces pour éviter une escalade du conflit.



