Une salariée espagnole, en arrêt maladie depuis le 19 septembre 2024, a été licenciée pour faute grave le 14 février 2025 après que son employeur a découvert, grâce à des avis Google laissés par des clients, qu'elle travaillait en parallèle dans un hôtel. La justice espagnole a confirmé le bien-fondé de ce licenciement, tout en annulant l'amende de 1.500 euros qui lui avait été initialement infligée, rapporte le site spécialisé Noticias Trabajo.
Une activité parallèle révélée par des avis en ligne
Embauchée comme magasinière depuis 2011, la salariée était absente de son poste pour raisons médicales depuis le 19 septembre 2024. Pendant cette période, elle occupait pourtant un autre emploi dans un hôtel, où ses missions allaient du secrétariat à l'accueil, en passant par le service au restaurant lors d'événements ponctuels. Selon le site spécialisé, cette activité aurait débuté en 2024, avant même le début de son arrêt maladie.
Ce sont des commentaires laissés par des clients de l'hôtel sur Google qui ont permis à l'employeur de découvrir cette situation. Les avis en ligne ont servi de preuve pour étayer la procédure de licenciement.
La salariée conteste son renvoi, la justice tranche
La salariée a contesté son licenciement devant les tribunaux, estimant qu'il était injustifié. Elle a fait valoir le caractère ponctuel de son activité dans l'hôtel, l'absence de rémunération perçue, et a assuré que ces tâches ne nécessitaient aucun effort manuel et n'étaient pas incompatibles avec ses problèmes de santé.
Les magistrats espagnols ont néanmoins donné raison à l'employeur. Ils ont jugé le licenciement justifié et ont condamné la salariée à verser une amende de 1.500 euros au Trésor public pour avoir agi de mauvaise foi ou avec une « insouciance manifeste » dans ses démarches.
Appel partiel : l'amende annulée, le licenciement maintenu
La salariée a fait appel de cette décision. Elle a obtenu l'annulation de l'amende, mais pas celle de son licenciement disciplinaire. La justice a donc confirmé le renvoi pour faute grave, sans indemnité de départ.
Cette affaire illustre l'usage croissant des avis en ligne comme élément de preuve dans les litiges prud'homaux, et rappelle que les activités exercées pendant un arrêt maladie peuvent être sanctionnées si elles sont jugées incompatibles avec l'état de santé déclaré.



