La Cour suprême espagnole a rejeté le recours d’un travailleur aveugle qui demandait une allocation supplémentaire pour la prise en charge d’un aidant. Selon le périodique Noticias Trabajo, les juges ont estimé que son profil ne nécessitait pas l’intervention d’un tiers dans ses activités quotidiennes. L’homme, qui ne perçoit aucune aide financière pour rémunérer un accompagnant, devra donc se débrouiller seul ou financer lui-même cette assistance.
Un refus confirmé en cassation
Le plaignant percevait déjà l’intégralité de son salaire au titre d’une invalidité totale, mais n’avait pas droit à une aide pour un aidant. Dans un premier temps, la Cour supérieure d’Andalousie lui avait donné raison, considérant que la faiblesse ou l’absence d’acuité visuelle donne nécessairement droit à une aide. La Sécurité sociale, en désaccord, s’était pourvue en cassation.
La Cour suprême a suivi l’argument de l’organisme, affirmant que l’attribution d’une allocation doit être évaluée de manière subjective, en fonction du profil du bénéficiaire. Rien n’indiquait, selon elle, que cette aide était nécessaire. Le travailleur conserve ainsi sa pension d’invalidité totale, mais n’obtient pas le complément pour grande invalidité, faute de preuves suffisantes.
La France offre un forfait cécité
En France, le système est plus favorable. La prestation de compensation du handicap (PCH) prévoit un forfait cécité, versé mensuellement et correspondant à 50 heures d’aide humaine, comme l’indique le site Mon parcours handicap. Toutefois, la PCH reste soumise à des conditions d’attribution, et toute personne aveugle n’a pas automatiquement droit à un aidant rémunéré à plein temps.
Cette décision espagnole illustre une approche au cas par cas, où la dépendance est évaluée individuellement. En France, le forfait cécité offre une base, mais ne garantit pas une prise en charge intégrale. Les personnes concernées doivent donc se renseigner sur les critères précis auprès des organismes compétents.



