Autopsie après la mort d'une cliente à Nice : le parquet reste muet
Autopsie après la mort d'une cliente à Nice : silence du parquet

L'autopsie de la jeune femme de 24 ans, décédée le 27 juillet dernier dans un centre d'esthétique à Nice, a été pratiquée ce mardi 4 août. Le parquet de Nice, désormais dessaisi au profit d'un juge d'instruction, ne communiquera pas sur les résultats. Sabine Neale, procureur de la République de permanence, a confirmé à Nice-Matin que « l'autopsie était effectivement prévue aujourd'hui », tout en précisant que « le juge d'instruction étant désormais saisi de cette procédure, le parquet ne communiquera pas sur les résultats de l'autopsie ».

Les circonstances du drame

Le 27 juillet, une Cannoise de 24 ans s'était rendue dans le salon AME Studio, situé à Nice-Ouest, pour des injections de botox au niveau des fessiers. Selon le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, la jeune femme a reçu une injection de lidocaïne, un produit anesthésiant, avant l'injection de botox. Elle a immédiatement fait un malaise et est décédée peu après.

Ce décès avait été annoncé par le procureur le jeudi 30 juillet. L'enquête a été confiée à un juge d'instruction, et une information judiciaire a été ouverte pour « homicide involontaire », « mise en danger d'autrui » et « exercice illégal de la profession de médecin ».

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Les résultats de l'autopsie ne tranchent pas

Selon nos informations, l'examen médico-légal n'aurait pas permis de déterminer avec certitude la cause du décès. L'hypothèse d'un choc anaphylactique provoqué par l'injection de lidocaïne est envisagée, mais d'autres causes physiologiques ne sont pas exclues. Des analyses complémentaires seront nécessaires pour établir les circonstances exactes du décès.

À ce stade, le scénario privilégié par les enquêteurs serait celui d'une mauvaise administration du produit. Une certitude émerge : l'injection a été pratiquée hors de tout cadre légal, sans les qualifications requises.

Trois personnes mises en examen

La gérante du salon, l'intervenante extérieure qui a administré l'injection, ainsi que le mari de cette dernière, ont été mis en examen pour divers chefs. Les deux femmes ont été placées en détention provisoire. L'enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités de chacun dans ce drame.

Les réactions des proches de la victime, qualifiées d'« anéantie », « dévastée », « abasourdie », ont été rapportées par nos confrères de Nice-Matin. Cette affaire relance le débat sur l'encadrement des pratiques esthétiques et les risques liés à des injections pratiquées par des personnes non habilitées.

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