Attaque d'un fourgon blindé à Metz : un suspect mis en examen 19 ans après
Attaque fourgon Metz : suspect mis en examen 19 ans après

Près de vingt ans après l'attaque d'un fourgon blindé qui avait coûté la vie à un convoyeur à Metz, un homme de 52 ans a été mis en examen lundi 1er juin 2026. Le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy a annoncé cette avancée dans une enquête ouverte après les faits survenus le 15 janvier 2007 dans le nord de la ville.

De nouveaux éléments relancent l'enquête

Selon le parquet, l'enquête a été relancée grâce à « de nouveaux éléments » apparus « à la faveur de recoupements avec d'autres procédures judiciaires ». Le suspect, présenté comme étant « originaire du Nord de la France », est déjà détenu provisoirement dans une autre affaire portant sur « des faits de même nature ». Placé en garde à vue la semaine dernière, il a contesté toute implication dans cette attaque.

Le suspect placé en détention provisoire

Lundi, un juge d'instruction a procédé à sa mise en examen « des chefs de meurtre en bande organisée, tentative de meurtres en bande organisée, tentative de vol en bande organisée avec arme, vol en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission d'un crime ». À l'issue de cette procédure, il a été placé en détention provisoire.

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Le déroulement de l'attaque

Le 15 janvier 2007, un fourgon blindé de la société Securitas effectuant une tournée de collecte avait été bloqué par deux véhicules volés. « Quatre ou cinq » individus cagoulés étaient alors descendus des voitures et avaient ouvert le feu « à l'aide de fusils d'assaut de type Kalachnikov ». Les trois convoyeurs avaient trouvé refuge dans le sas du véhicule.

Un mort et deux blessés au cours de l'attaque

Au cours de l'attaque, « l'un des assaillants avait déposé une charge explosive sur la porte latérale du fourgon ». L'explosion avait provoqué la mort de Joël Arbogast, 47 ans, domicilié à Amnéville en Moselle, tandis que ses deux collègues avaient été grièvement blessés. Malgré l'usage d'explosifs, les assaillants n'étaient pas parvenus à pénétrer dans le camion.

La fuite des malfaiteurs

Les malfaiteurs avaient pris la fuite sans dérober d'argent après avoir incendié les deux véhicules utilisés lors de l'attaque. Leur voiture de fuite, une Audi de « très grosse cylindrée », avait ensuite été retrouvée incendiée en Belgique. La Jirs indique que « l'information judiciaire se poursuit » afin d'identifier d'éventuels coauteurs ou complices et appelle « toute personne susceptible de détenir des informations utiles à la manifestation de la vérité » à se manifester auprès des enquêteurs.

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