Un détenu auxiliaire a été violemment agressé à l'arme blanche, ce dimanche 19 juillet vers 17 h 30, au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier. L'attaque s'est produite lors de la distribution du repas du soir, alors que la cellule de l'agresseur présumé venait d'être ouverte.
Déroulement de l'agression
Selon les premiers éléments recueillis par Midi Libre, le détenu auxiliaire d'étage – chargé de tâches courantes comme la distribution des repas – s'est présenté devant la cellule occupée par un seul détenu. Au moment de lui remettre son plateau-repas, le prisonnier l'a violemment bousculé avant de lui porter un coup à l'aide d'une lame de rasoir, le blessant au niveau de la tête et du cou.
Les surveillants présents ont immédiatement refermé la porte de la cellule pour maîtriser la situation. Une équipe d'intervention, équipée de tenues pare-coups, est ensuite intervenue pour extraire l'agresseur, qui a été conduit au quartier disciplinaire.
Profil de l'agresseur
Le détenu mis en cause, âgé de 31 ans, est un prévenu criminel poursuivi notamment pour viol sur personne vulnérable, violences avec arme, menaces de mort contre des dépositaires de l'autorité publique, violences en récidive, outrage, provocation d'un mineur à commettre un crime ou un délit, menaces envers un professionnel de santé ainsi que pour non-respect d'une mesure administrative de prévention du terrorisme. Il souffrirait par ailleurs d'importants troubles psychiatriques, notamment d'une schizophrénie, et a déjà fait l'objet de plusieurs hospitalisations sous contrainte ainsi que de séjours en unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA).
État de la victime
Le détenu blessé, condamné dans plusieurs affaires de droit commun, n'a pas été transporté à l'hôpital. Ses plaies ont été prises en charge au sein de l'unité sanitaire de l'établissement. Son pronostic vital n'est pas engagé.
Réactions syndicales
À la suite de cette nouvelle agression, le syndicat Ufap Unsa Justice du centre pénitentiaire dénonce une nouvelle fois la présence de profils psychiatriques jugés incompatibles avec une détention classique. L'organisation syndicale réclame la création d'établissements spécialisés pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques sévères ou présentant une forte dangerosité. « Il est urgent de créer des structures adaptées pour ces profils, afin de protéger à la fois le personnel pénitentiaire et les autres détenus », a déclaré un représentant syndical.



