En Vendée, Attal dénonce les occupations illégales
Attal dénonce les occupations illégales en Vendée

Le Premier ministre Gabriel Attal a profité de son déplacement en Vendée, le 4 août 2026, pour fustiger les occupations illégales de terrains par des gens du voyage. Accompagné du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, il a déclaré : « Ce n'est pas chez vous, ici, monsieur », une formule choc qui résume la position du gouvernement sur ce sujet sensible.

Une déclaration forte en plein été

Alors que les tensions estivales autour des aires d'accueil et des terrains occupés sans autorisation sont récurrentes, Gabriel Attal a choisi la Vendée, département particulièrement concerné, pour annoncer un durcissement de la politique gouvernementale. Selon ses services, plus de 1 200 occupations illégales ont été recensées en France au cours des douze derniers mois, un chiffre en hausse de 15 % par rapport à l'année précédente.

Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de « faire respecter la loi » et de « protéger les propriétaires privés et les collectivités ». Il a également annoncé la création d'une force mobile de gendarmerie spécialisée dans l'évacuation rapide des sites occupés illégalement, avec un objectif de réponse sous 48 heures.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une réponse aux maires et aux habitants

Cette prise de position intervient après de nombreuses plaintes de maires, notamment ruraux, qui dénoncent l'impuissance des pouvoirs publics face à ces situations. Le maire de la commune des Sables-d'Olonne, présent lors du déplacement, a salué « une avancée concrète » et a rappelé que « les collectivités supportent chaque année des coûts importants pour nettoyer les terrains après les départs forcés ».

Gabriel Attal a également évoqué la possibilité d'étendre les amendes administratives et de simplifier les procédures d'expulsion. « Nous devons donner aux maires des outils plus efficaces », a-t-il affirmé, tout en rappelant que le droit de circuler des gens du voyage est garanti par la loi, mais qu'il doit s'exercer dans le respect des règles.

Des mesures déjà contestées

Les associations de défense des gens du voyage ont immédiatement réagi, dénonçant une « stigmatisation » et un « discours sécuritaire ». La Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT) a rappelé que la plupart des familles respectent les règles et que le manque d'aires d'accueil dignes est la cause principale des occupations illégales. Elle appelle à un dialogue plutôt qu'à la répression.

Le gouvernement, de son côté, assure vouloir concilier fermeté et accompagnement. Un plan de création de 500 nouvelles places sur des aires d'accueil a été évoqué, financé par une enveloppe de 100 millions d'euros sur trois ans. Mais pour l'heure, c'est bien le ton martial du Premier ministre qui domine, à quelques semaines de la rentrée politique.

Un sujet qui fâche dans l'opinion

Selon un sondage Ifop réalisé en juin dernier, 72 % des Français se disent favorables à des sanctions plus lourdes en cas d'occupation illégale. Ce chiffre explique sans doute la volonté de l'exécutif d'afficher une ligne dure, alors que le gouvernement est fragilisé par une opposition grandissante sur d'autres dossiers.

En Vendée, Gabriel Attal a voulu montrer qu'il est à l'écoute des élus locaux et des citoyens. « La République doit être respectée partout, et pour tous », a-t-il conclu, avant de visiter un site occupé puis libéré quelques jours plus tôt.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale