Un assistant d'éducation a été mis en examen à Vesoul (Haute-Saône) après la découverte dans son ordinateur de milliers d'images pédopornographiques, a-t-on appris mercredi de source policière et auprès du rectorat. Le suspect, qui « exerçait une activité dans le secteur de l'enfance et donc en lien quotidien avec des mineurs », a été placé sous contrôle judiciaire vendredi, avec notamment l'interdiction d'entrer en contact avec des mineurs, a précisé dans un communiqué Cathy Bianchin, substitut du procureur de Vesoul.
Une perquisition révèle plus de 4 000 fichiers
Après que la cellule cybercriminalité de la police de Haute-Saône a détecté des flux à caractère pédopornographique sur internet, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile du suspect à Vesoul. Ils ont découvert dans son ordinateur « plus de 4 000 fichiers images, 44 vidéos et de nombreux accessoires », d'après une source policière. L'homme, né en 1988, a reconnu les téléchargements et la détention des divers objets et gadgets, tous à connotation sexuelle en relation avec des mineurs.
Le rectorat précise le statut du suspect
Cette personne a « exercé comme assistant d'éducation contractuel au sein d'un établissement de l'académie » et « son contrat arrivant à échéance », il « ne devait pas être reconduit à la rentrée prochaine », a précisé à l'AFP le rectorat de Besançon, dont dépend Vesoul. « Aucun signalement relatif à son comportement à l'égard d'élèves n'a été porté à la connaissance de l'établissement ou des services académiques dans le cadre de ses fonctions », ajoute-t-il. « Aucun élément de cette nature ne ressortait des éléments dont disposait l'administration lors de son recrutement », souligne encore le rectorat, qui dit suivre « ce dossier avec la plus grande attention ».
Réaction de la haute-commissaire à l'Enfance
« Quatre mille fichiers pédopornographiques et une poupée à l'effigie de mineurs chez un assistant d'éducation : c'est glaçant », a réagi dans un communiqué la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Hairy. « Merci aux policiers pour cette traque. Les prédateurs doivent savoir qu'ils ne sont et seront jamais à l'abri », a-t-elle ajouté, constatant que « là où il y a des enfants, il y a des prédateurs ! »



