Assassinat de Mehdi Kessaci : son frère dénonce des fuites "gravissimes"
Assassinat de Mehdi Kessaci : son frère dénonce des fuites

Le militant anti-narcotrafic et adjoint au maire de Marseille, Amine Kessaci, a vivement critiqué ce jeudi les fuites dans la presse concernant l'enquête sur l'assassinat de son frère Mehdi. Dans une déclaration transmise par ses avocats, il dénonce des conséquences "gravissimes en termes de sécurité" et une entrave à la manifestation de la vérité.

Une violation du secret de l'instruction

Amine Kessaci affirme que "la violation du secret de l'instruction implique des conséquences gravissimes en termes de sécurité" et qu'elle constitue "une entrave à l'établissement de la vérité". Il qualifie cette situation d'"inacceptable et intolérable" pour lui, sa famille, et la société. Ses avocats, Mes Soraya Slimani, Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Sofia Norten, ont immédiatement déposé une plainte.

Contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse, la ligne téléphonique de son frère Mehdi n'était pas à son nom. "C'est donc encore et toujours pour la mémoire de mon bien aimé frère et au nom de la vérité que mes avocats ont immédiatement déposé plainte en violation du secret de l'instruction", a-t-il précisé.

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Un signalement au parquet

Le magistrat instructeur parisien en charge du dossier a effectué un signalement au parquet pour violation du secret, selon une source proche du dossier.

La piste d'une erreur de cible

Mercredi, plusieurs sources proches de l'enquête ont confirmé à l'AFP que les tueurs de Mehdi Kessaci s'étaient trompés de cible en novembre dernier à Marseille. Ils devaient initialement tuer son frère Amine. Cette erreur proviendrait d'un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci mais utilisé par son jeune frère Mehdi. Ce numéro avait été communiqué par les commanditaires à l'équipe chargée de l'assassinat.

Une autre source a toutefois tempéré ces informations, indiquant que cette piste "est investiguée, tout aussi sérieusement que les autres, sans priorité entre elles".

Un assassinat qui a choqué la France

Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci, 20 ans, a été tué de plusieurs balles en plein après-midi dans une rue de Marseille. Totalement étranger au trafic de stupéfiants et inconnu des services de police et de justice, sa mort a provoqué une onde de choc nationale. L'enquête est menée par le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en janvier.

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