Une Sétoise a été victime de l'arnaque au rétroviseur cassé, une escroquerie de plus en plus courante, le dimanche 2 août vers 23 heures, alors qu'elle quittait le parking de la plage des Aresquiers à Frontignan. Au moins quatre personnes ont tenté de lui extorquer 250 euros en espèces, sous la menace, alors qu'elle était accompagnée de son fils de 6 ans. La victime, âgée d'une cinquantaine d'années, a déposé plainte auprès du commissariat de Sète pour tentative d'escroquerie.
Un piège bien rodé en sortie de plage
Ce devait être une soirée paisible. Après un repas entre amis au bord de la mer, la quinquagénaire regagne sa Fiat Punto garée sur le parking des Aresquiers. Avec une amie et son fils de 6 ans, elle prend la route des étangs en direction de Sète. La nuit est brumeuse, la visibilité réduite. « Je roulais prudemment, raconte la victime. Et au bout de 5-10 minutes j'ai entendu un gros boum, j'ai même donné un coup de volant. »
Ne voyant aucun autre véhicule, elle cherche un endroit pour s'arrêter. C'est alors qu'une grosse voiture noire lui fait une queue de poisson et s'arrête devant elle. Un homme, la vingtaine, en sort, agressif : « Vous m'avez percuté, vous rouliez au milieu de la route et vous alliez vous enfuir ! Un rétro comme celui-là, c'est 250 €, on va aller au distributeur tout de suite ! »
Une mise en scène orchestrée par plusieurs complices
La Sétoise remarque que son propre rétroviseur est intact et qu'elle ne roulait pas au milieu de la route. Elle propose de faire un constat, mais l'homme refuse, prétextant que l'assurance ne le rembourserait pas. Sa compagne prend le relais : « Faut payer maintenant, on va au distributeur », lui crie-t-elle. La conductrice, soucieuse de ne pas effrayer son fils, sort de la voiture. Elle insiste pour faire un constat, mais l'homme, furieux, frappe son propre rétroviseur déjà endommagé et lance : « File-moi 100 balles et on est quitte ! »
La situation s'aggrave lorsqu'une nouvelle voiture arrive en sens inverse. Une femme d'une cinquantaine d'années, avec un grand sourire, affirme : « Votre rétro il est intact mais celui de monsieur est cassé, il faut payer vous n'avez pas le choix ! » La Sétoise est sidérée. Le conducteur passe un appel : « Il a appelé sa mère, elle aussi disait que je devais payer ! »
Des gendarmes peu secourables, puis une fuite salvatrice
Se sentant en danger, la victime demande à son amie de se préparer à appeler la police. Une camionnette blanche s'arrête, un jeune couple semble au départ rassurant. Mais quand une voiture de gendarmerie passe, la Sétoise klaxonne pour attirer l'attention. La jeune femme de la camionnette se précipite vers les gendarmes en criant que la conductrice les a percutés et refuse le constat. La Sétoise comprend que tous sont de mèche. Les gendarmes, après avoir conseillé de faire un constat ou d'échanger les numéros, repartent, la laissant avec ses agresseurs.
Le ton change alors. La Sétoise annonce qu'elle rentre chez elle. Le conducteur lui dit : « File-moi 100 balles et on est quitte ! » Elle redémarre et rentre chez elle, encore sous le choc. Elle constate plus tard que l'un de ses feux arrière est brisé.
Un appel à la vigilance
La victime espère que son témoignage alertera sur ce type d'arnaque, fréquent dans les zones très fréquentées comme les plages. « J'ai été repérée au niveau du parking des Aresquiers, d'autres personnes pourraient se faire piéger comme moi en sortant de la plage », confie-t-elle. Elle a déposé plainte pour tentative d'escroquerie. La gendarmerie recommande de ne jamais payer sur place, de faire un constat ou d'appeler les forces de l'ordre en cas de doute.



