Antibes : fermeture de six espaces boisés, les promeneurs partagés
Antibes : six espaces boisés fermés, réactions mitigées

Depuis le lundi 3 août, six espaces boisés d'Antibes sont fermés au public pour tout le mois d'août 2026, une mesure drastique visant à prévenir les départs d'incendie alors que les températures restent élevées. Les promeneurs rencontrés sur place affichent des opinions contrastées, entre compréhension et frustration.

Une mesure de prévention saluée par beaucoup

Le bois du Fort Carré, le bois de la Garoupe, le parc des Semboules (hors aires de jeux), le domaine de Pimeau, le parc Albany à Juan-les-Pins et les jardins de la Villa Eilenroc sont tous concernés par cette fermeture administrative. La mairie justifie cette décision par la nécessité de limiter les risques d'incendie, dans un contexte où la France a déjà perdu près de 115 000 hectares de forêt cet été, et où 27 départs de feu ont été recensés dans les seules Alpes-Maritimes.

Pour une habitante croisée près du bois de la Garoupe, cette mesure est inévitable face aux comportements irresponsables. Un couple venu d'Aix-en-Provence, habitué aux incendies, exprime son soutien : « Nous comprenons totalement. À cause de fumeurs inciviques qui jettent leurs mégots n'importe où, il faut en arriver là. C'est une minorité, mais le geste d'un seul individu peut avoir des conséquences dramatiques. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des critiques sur le manque de contrôles

Certains Antibois, tout en approuvant la fermeture, dénoncent l'absence de sanctions et de surveillance. « Où sont les gardes forestiers ? », s'interroge un riverain remonté, qui réclame des contrôles renforcés et des peines plus lourdes. Il souligne que des restes de barbecue ont été retrouvés au bois de la Garoupe et suggère l'installation de caméras de surveillance.

La mairie, de son côté, se veut rassurante sur son site internet : les 600 hectares de forêts de la commune font l'objet d'une surveillance continue grâce à la mobilisation des réservistes du Comité communal des feux de forêts (CCFF).

Une signalisation incohérente sur le terrain

Sur le terrain, l'application de la mesure révèle des incohérences. Si le chemin du Calvaire est bien barré et signalisé, l'accès par le chemin de l'Hermitage est resté grand ouvert, semant la confusion. Un touriste parisien témoigne : « La barrière était ouverte, nous ne pouvions absolument pas savoir que l'accès était interdit. »

Au pied des grilles de la Villa Eilenroc, un groupe de touristes japonais a dû modifier son itinéraire, mais garde le sourire : « Ce n'est pas grave, nous irons nous baigner dans la baie des Milliardaires ! »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale