L'animateur périscolaire de 59 ans soupçonné de violences sexuelles à l'école Françoise-Dolto d'Hyères a été placé en garde à vue ce lundi 27 juillet, a-t-on appris de sources proches du dossier. Suspendu de ses fonctions depuis le 3 février, soit le lendemain du dépôt de la première plainte, il est désormais entendu par les enquêteurs.
Des plaintes multiples et un témoignage clé
Selon les informations recueillies, six plaintes auraient été constituées à son encontre, et trois autres seraient en cours de constitution. Le procureur de la République de Toulon, en charge de l'affaire, a confirmé la garde à vue et la jonction de plusieurs plaintes, sans en révéler la nature exacte. Un élément déterminant a accéléré l'enquête : le témoignage d'une femme vivant dans un autre département. Lors de son audition, elle a expliqué avoir été agressée sexuellement par l'animateur il y a dix-neuf ans, alors qu'elle était âgée de neuf ans.
Les premières alertes dès février
La première plainte a été déposée le 2 février pour « attouchements sexuels » par la mère d'un garçon de 5 ans. Un deuxième signalement a été fait le 21 mai par une autre maman, concernant sa fille de six ans, évoquant un comportement déplacé « sans pour autant dénoncer des gestes de nature sexuelle », selon les termes du procureur lors de sa communication du 25 juin. L'animateur, qui exerçait dans le cadre du centre aéré du mercredi, a été suspendu dès le 3 février.
Une vague d'émotion depuis les révélations
Les révélations de Var-matin le 22 juin ont provoqué une vive émotion dans la ville. Le soir même, la maire d'Hyères, Véronique Bernardini, a convoqué la presse pour partager les informations en sa possession. Peu après, près de 70 parents d'élèves se sont réunis dans un parc pour constituer un collectif, exigeant des réponses et une plus grande transparence. Le lendemain, des altercations et une bousculade ont éclaté entre des personnels périscolaires et des parents à l'école Françoise-Dolto.
Un dialogue institutionnel et des mesures
Le jeudi 25 juin, un rassemblement du collectif devant l'hôtel de ville a ouvert un dialogue avec le cabinet du maire et le service éducation. De cette rencontre est née la constitution d'un groupe de huit parents référents, engagés pour plusieurs années, afin d'améliorer le recrutement et la formation des encadrants, avec davantage de transparence. L'enquête se poursuit sous l'autorité du parquet de Toulon, tandis que la communauté éducative reste en alerte.



