Alès : un homme nie le trafic de drogue et écope de trois ans de prison
Alès : un homme nie le trafic et écope de trois ans de prison

Un jeune homme de 26 ans, originaire de Cendras, a été condamné à trois ans de prison ferme ce jeudi 20 août par le tribunal judiciaire d'Alès (Gard), pour trafic de stupéfiants. Jugé en comparution immédiate après son interpellation le 18 août sur le point de deal du quartier des Promelles, il a écopé d'une peine plus lourde que celle requise par le parquet.

Une interpellation sous surveillance policière

Les faits remontent au 18 août. Lors d'une mission de surveillance, la police nationale observe une transaction sur le point de deal des Promelles. Les fonctionnaires voient le prévenu se diriger au pied d'un arbre et fouiller dans un sac, dans lequel ils découvriront du cannabis et de la cocaïne. Sur le jeune homme, qui refuse de donner le code de déverrouillage de son téléphone portable pendant sa garde à vue, les policiers trouvent un peu de cannabis et plus de 500 euros en espèces.

Le mis en cause nie tout trafic. Il affirme n'être qu'un simple acheteur, s'adressant à « celui qui est parti », soit l'autre personne impliquée dans la transaction. Quant au sac, il assure que les forces de l'ordre « l'ont trouvé à 30 mètres de (lui) ; ils ont mis 30 minutes à le trouver […] Et ils ont dit que c'est à moi… »

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Des réquisitions sévères et une condamnation alourdie

À l'audience, le président Vincent Edel s'étonne que le prévenu refuse de donner son code de téléphone pour préserver sa vie privée : « C'est ce que nous disent tous les trafiquants. Vous risquez de prendre 20 ans pour des photos intimes ! » Le substitut du procureur, Quentin Larroque, renchérit : « Pour un innocent, vous êtes fort peu transparent. Il applique à la lettre le premier commandement du petit livre noir du trafiquant de produits stupéfiants. Monsieur nous ment ! Les constatations policières sont claires. » Il requiert deux ans de prison et un mandat de dépôt.

Me Euria Thomasian, avocate de la défense, dit n'avoir trouvé que « peu d'éléments » dans le dossier, avoir « l'impression qu'on extrapole, qu'on interprète », et que « rien ne démontre qu'il est impliqué comme vendeur ». Elle évoque « un gros doute », mais ne parvient pas à éviter la condamnation de son client.

Une peine alourdie et un mandat de dépôt

Le tribunal, « convaincu » par les éléments de procédure et moins par la position du prévenu, se montre plus sévère que le ministère public. Le jeune homme écope de trois ans de prison, avec mandat de dépôt, et d'une amende de 5 000 euros. Il savait, en entrant dans le box, qu'il dormirait le soir même à la maison d'arrêt de Nîmes, le parquet ayant mis à exécution 200 jours-amendes non payés.

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